HI D OR À NO
sg" "N-0< à DA LR
ment. » Elle est, en tout cas, la première qui ait traité ce qu'on pourrait appeler l’anecdote ossianique. Les autres tableaux que virent éclore les années suivantes
appartiennent au même genre. En 1810, Belloc, élève de:
Regnault, expose une Mort de Gaul, ami d'Ossian *, dont on nous donne le commentaire suivant :
Gaul, fils de Morni et chef de Strumon, étant allé seul sur une côte ennemie, succomba sous le nombre. Evircoma, son épouse, s'était embarquée avec Ogal, leur enfant, pour aller au devant de lui. Elle le trouva mourant, et, après avoir pansé ses blessures, elle s’efforça de le ramener à Strumon dans son esquif ?.
Comme on le voit, c’est le sujet du Gaul de Smith traduit par Hill. Si le peintre avait suivi exactement son texte, il aurait représenté Evircoma offrant à son époux son propre lait pour ranimer ses forces défaillantes, et le petit Ogal approuvant d’un sourire un dévouement qui le frustre de son bien. Il y avait déjà au Salon cette année-là une fille qui allaitait sa mère prisonnière. Deux nourrices de cette sorte, c'eût été trop sans doute. Je ne sais ni quel était. exactement le moment saisi par le peintre, ni comment son tableau a pu être apprécié.
C’était également une anecdote ossianique que contait en 1814 Le Mire jeune avec sa Scène de naufrage tirée d’Ossian ‘. Cette scène était probablement empruntée au recueil de Smith. Leguay exposait la même année Ossian et Malvina *, dessin sur lequel je n’ai pu trouver aucun détail ; mais onse doute que le vieux Barde y était représenté chantant pendant que la fille de Toscar l’accompagnait sur sa harpe.
Le dernier Salon où l’on ait vu un tableau ouvertement emprunté à Ossian est celui de 1817. Dreux-Dorcy y exposait un Dermide. Dans la mesure où l'on peut reconstituer Je sujet de ce tableau, l'artiste ne tenait pas compte du poème