Ib., I, 74 : Au même, Grenoble, 13 octobre
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Stendhal L 613
} cette « découverte charmante », elle y passe sa vie et y lit ses poètes favoris ‘. Stendhal met quelques années à l’imiter. Enfin il se décide. Au cours de son voyage en Italie de 4811, il découvre le Barde, dont on parle tant et depuis si longtemps dans les deux pays :
Je suis arrivé à Varese à huit heures et demie. Je n'avais
jamais lu Ossian,; j'ai lu Fingal pour la première fois dans le
voiturin. J’ai eu aujourd’hui des aventures et un temps ossianiques ?.
Deux ‘jours après: «Ge soir j'ai continué Fingal au bruit de la pluie et même du tonnerre *. » Et le lendemain : « Je vais lire un volume d’Ossian qui fait tout mon bagage: » C'est-à-dire sans doute le continuer et peut-être le terminer. Quel est ce volume ? Nous lignorons. Ce n’est pas Baour-Lormian, où Fingal ne figure pas comme tel. Peut- | être le premier volume de Le Tourneur, et plutôt celui de l'édition Dentu de 1810. Pas la Re appréciation, ni là ni ailleurs. Ossian n’a point marqué Stendhal comme son aîné Chateaubriand ou Lamartine son cadet. C’est d’abord qu’il Pa lu tard, à vingt-huit añs: et presque tous les ossianistes ont aimé dans les chants de Morven les rêves de leur adolescence pensive. C’est surtout qu’il n’était point fait pour l'aimer. Jamais nature ne dut être plus réfractaire à ce qui fait le charme propre des chants du Barde, et plus sensible à ses lacunes et à ses défauts. Analyste et point rêveur, amateur de détails vrais, peu curieux de sublimité vague, ni sentimental ni élégiaque, il n’a pas dû goûter beaucoup ni longtemps Fingal, ni le reste du volume. Plus tard, dans son intervention en faveur des doctrines romantiques, Stendhal, à la différence de Sénancour, n’a pas fait intervenir le genre ossianique, désormais périmé.
Nous apprenons par Stendhal que son ami Edouard Mounier connaît Ossian*. Mais nous ne savons rien de plus de l’ossianisme de Mounier.
Correspondance, I, 429: Pauline Beyleà Stendhal, juin ou juillet 1805. Stendhal, Journal d’Italie, p. 274 (Milan, 23 octobre 1811).
Ib., p. 280 (25 octobre).
Ib. (26 octobre),
Correspondance, I, 57 (26 mars 1803).
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