CHAPITRE VII
Chateaubriand
I. Importance d’Ossian dans l’œuvre de Chateaubriand. Son enfance. Ses Tableaux de la Nature. Son voyage en Amérique.
IL. Chateaubriand en Angleterre. Il découvre l’Ossian,de Smith. Ses traductions. Sa profession de foi de traducteur. Exactitude et valeur de ses traductions. Un poëme « écossais ».
III. Citations et réminiscences d’Ossian dans les grands ouvrages de Chateaubriand. Ses idées sur les anciens peuples, leur politique et leur religion, appuyées sur des exemples tirés d'Ossian. Le Barde et la poésie des ruines. Expressions et sentiments qui viennent d’Ossian. Velléda. Les Natchez.
IV. Chateaubriand critique littéraire et ses citations d’Ossian. Homère; Young ; Beattie.
V. Chateaubriand, détrompé quant à l’authenticité d’Ossian, n’en persiste pas moins à birer argument des poèmes attribués au Barde. Exemples de ce raisonnement.Sa manière de raconter la confection de l’Ossian de Macpherson. Ses arguments contre l’authenticité. Leur valeur. Persistance de son admiration pour Ossian.
VI. Conclusion. Chateaubriand le premier des ossianistes français par son aptitude à sentir la poésie ossianique ; parce qu'il a pu la goûter dans le texte anglais ; parce qu’il a su l’exprimer. Il est l’intermédiaire entre Ossian et les romantiques.
M. Jules Lemaître, parlant de Chateaubriand, se contente de dire : « Il a subi, je crois, l'influence de la poésie anglaise dans une mesure qu’il m'est difficile de déterminer *. » M. Jules Lemaître ne mentionne pas la traduction complète du Paradis Perdu, ne cite ni Ossian ni Gray, et n'examine nulle part le rôle si intéressant de Chateaubriand comme intermédiaire entre les deux littératures. Si dans la « poésie anglaise » il faut comprendre Ossian à côté de Gray, et