Viollet-Leduc, Nouvel Art Poëétique, 1809, p
.2. Journal des Arts, des Sciences et de la Littérature, 1, 228 (1810). 3. Œuvres de Le Brun,1I, 408 (Odes, VI, 21).
Ca r * r l; Le.
Les Adversaires, Lebrun, Chénier, Fontanes 671
Il n’a point d'Hébé, d’ambroisie, Ni dans le ciel, ni dans ses vers :
Sa nébuleuse poésie
Est fille des rocs et des mers.
Son génie errant et sauvage
Est cet ange noir que Milton Nous peint, de nuage en nuage, Roulant jusques au Phlégéton.
Vive Homère et son Elysée, Et son Olympe et ses héros, Et sa muse favorisée
Des regards du dieu de Claros!
Vive Homère! Que Dieu nous garde Et des Fingals, et des Oscars,
Et du sublime ennui d’un barde
Qui chante au milieu des brouillards!
Lebrun reproche à Ossian sa tristesse, sa monotomie, sa froideur. Le second reproche est le plus fréquent ; le premier est mérité aussi, et si l’on n'aime pas les émotions tristes, Ossian est un livre fermé ; le troisième montre seulement que Lebrun l’avait peu ou mal lu, car nous savons que le sentiment n’y manque pas, et même qu'il y déborde. En réalité, ce jugement sévère s'explique par deux excellentes raisons. Le vieux classique tient à répondre à Creuzé de Lesser et à tous ceux qui se permettent d’élever la mythologie d’Ossian au-dessus de celle des Grecs et des Romains. Le vieux républicain tient à protester contre ce qu'il entre d’adulation et de mode servile dans l’apothéose du Barde, et, comme le dit Ulric Guttinguer, « sa haine et ses plaisanteries contre Ossian proviennent en grande partie de l’humeur du républicain contre le Consul qui s'était déclaréle protecteur du vieux Barde * ».
Les critiques de profession ont, comme de Juste, des arguments plus solides. Tous sont hostiles au Barde, sauf Ginguené, et nous avons vu à quoi tient cette exception. Ginguené, au reste, est déjà vieux et ne représente pas la