Comte de Saint-Leu, Odes
6. CI. Michaux, Les douze Heures de la Nuit, 1826 (écrit avant 1803).
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Influences rivales et limites 683
bien rarement ;et la raison peut-être, c’est que leurs auteurs sont versificateurs plus que poètes. Du moins la lecture des poèmes ossianiques a-t-elle rafraîchi, renouvelé leur langage ? Point. Un recueil manuscrit qui paraît dater de cette époque, s'il fait dans ses effusions patriotiques une certaine place au genre troubadour, ne doit rien à Ossian :. Les Lavedan ?, les Lamotte *, les Gensoul ‘ ne sont pas touchés du grand souffle de Calédonie. Dans les années qui suivent, les Murville *, les Morin ‘, les Lecornu ’, les Pfluguer * ignorent Ossian en des sujets qui pourraient l’appeler. Mais peut-être que ces poétereaux infimes l’ont négligé plutôt qu'ils ne l'ont ignoré. Que dire de celui qui rend compte de la traduction du Voyage dans les Hébrides de Johnson ° sans faire la moindre allusion à Ossian à propos de ces lieux qu’il a rendus fameux, ni à la querelle qui a mis aux prises Macpherson et le docteur? ou d’un poème qui situe en l’an 728 une aventure d'amour ! et qui n'utilise aucun souvenir bardique ? Voici un Hymne au Soleil “; voici une invocation à l'Etoile du Soir ; voici des poésies sur la Nuit ; voici, de Chénedollé, des aurores et des clairs de lune “ ; thèmes essentiellement ossianiques, mais rien n'y décèle l'influence du Barde. Et Pierre Lebrun qui lisait Ossian, nous l’avons vu, qui a visité l’Ecosse, qui a été l'hôte de W. Scott, ne rafraîchit pas sa poésie à cette source neuve‘,
Ceux-là sont exclusivement classiques, et ne doivent rien à aucune inspiration étrangère. D’autres ont puisé aux sources
1. Recueil de Chants, Hymnes... (Bibliothèque de l'Opéra, Manuscrits, 226 D).
. J-B. Lavedan, Les: Arls, poème, an X.
. Lamotte, Mon Portefeuille, 1803. . G[ensoul], Mes premiers pas, 1803.
. Murville, L’Année chamrnétre, 1808.
. Morin, Génes sauvée, poème, 1809.
. Lecornu, Poésies fugitives, 1810. Le . Pfluguer, Les Amusements du Parnasse, 1811. . Journal des Débats, 14 mars 1804 (article de Jondot). 10. D [u] B[ois], Geneviève et Siffrid, correspondance inédite du vu siècle, 1810.
11. Almanach des Muses, 1805, p."199: Hymne au soleil, par Butignot. 12. Coupigny, Romances el Poésies diverses, 1813, p. 14. 13. CI. Michaux, Les douze Heures de la Nuit: 144. Almanach des Muses, 1802, p. 11.