Œuvres de Pierre Lebrun
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d’Albion ou de la Germanie. On ignore Ossian, et l’on con naît plusieurs poètes anglais dont le genre avoisine plus ou moins le sien : comme ce Leuliette, idiot jusqu’à l’âge de quinze ans, puis professeur à l’Athénée de Paris, qui enest resté à Thomson et Young ‘. Celui-ci est encore assez accrédité, car on le met en chansons :
Maître Young, rêveur crédule, Aimait la lune et la nuit... ?
De même Milton dans Chênedollé ?, dans Trappé ‘, qui l’imitent et le traduisent. Thomson figure ici et là, notamment dans le Mercure *. Ce Mercure, vers la fin de l’Empire,
est intéressant à étudier au point de vue des sources litté-
raires d'inspiration poétique : de Moïse et Anacréon à Métastase et Gessner, c'est une curieuse mascarade où vingt-cinq siècles et dix littératures fournissent les costumes et les attributs. Les romans, Valérie, Praxède *, offrent le même amalgame bizarre de lectures ; dans Valérie seul figure Ossian, et nous l’y avons rencontré.
Gessner mérite une place à part: sa vogue est ancienne et dure toujours. Un certain Léonard le traduit pendant l’émigration ou sous l’Empire ‘; le hussard Blanchet l'imite vers 1800 * ; l’aveugle Rosny s’inspire du « Théocrite zuricois » et non de l’aveugle Ossian ?. On le rencontre chez Sarrazin en 4802, chez Frénilly ”, chez Chas ‘‘,chez de Pis ", chez Armand-Gouffé : : celui-ci ossianise aussi, mais à très petite dose.
Concluons sur cette fastidieuse énumération d’inconnus,
. Leuliette, Tableau de la Litlérature en Europe, 1809. . De Piïis, Œuvres choisies, 1810,1V,51.
. Œuvres de Chénedollé, p. 361: Ode VII : Milton (1814). . De Trappé, Varielés en vers el en prose, 1808.
. Mercure, 1814 : deux imitations de Thomson.
. Aug. Lambert, Praxède, 1807.
. Joseph Léonard, Début poétique, 1823.
. Aug. Blanchet, Poésies, 1805.
9. Rosny, Amusements poétiques d’un aveugle, 1804. 10. De Frénilly, Poësies, 1807.