‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 372 sur 512 · PR OR ST EN I ET RE ARS · texte numérisé non relu

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emprunte cette mythologie spiritualiste et un peu abstraite dont le critique le félicite. Quoiqu'il ne parle pas d'Ossian une fois à ce propos,et ne fasse intervenir qu'Homère dans le débat, Olgar, le héros, explique au grec Nicéphore que la mythologie grecque dérive tout entière de la croyance primitive aux ombres des morts et à la part qu'elles prennent aux actions des hommes, croyance commune à tous les peuples. Ce Calédonien, qui s’improvise professeur de mythologie comparée, nous dévoile la pensée de l’auteur. En tout cas ce poème, qui n'est pas entièrement ossianique, reste plus fidèle à l'inspiration générale ossiano-macphersonienne que ses congénères. L'auteur, se gardant simplement de toute contamination scandinave, a tenté un poème sans merveilleux. Mais les âmes des morts n’ont pas su l’inspirer, et l’œuvre reste froide et inanimée. Un critique ‘ attribue le peu de succès du poème au « choix malheureux » du sujet : « Quel fatal génie a pu lui persuader qu'il ferait trouver à des lecteurs français du charme et de l'intérêt dans les traditions lointaines des anciens pâtres d’Ecosse ? » Cependant il trouve dans La Calédonie « des vers d’un tour énergique, des descriptions neuves, des comparaisons brillantes ». L'auteur, au reste, parait sérieux, et non pas faiseur comme d’Arlincourt : aussi a-t-il été beaucoup moins connu en son temps. | Comme les précédents, ce poème n’était ossianique que partiellement. Celui de Bernède est le seul qui dérive complètement d'Ossian, forme et fond. L'auteur d’Arindal *, dès le début de sa Préface, pose la question ossianique. Il la tranche affirmativement ; car, dit-il, ces poésies sont connues dans toute lEcosse : « Après quinze siècles, l’écho de la montagne répond encore aux plaintes de Lorma, aux chants guerriers de Fingal,et aux récits douloureux du père de Malvina. » Deux choses à remarquer ici : la première, c'est que le jeune Bernède utilise indifféremment les poèmes de Smith et ceux de Macpherson, puisqu'il cite Lorma : il se sert donc de l'édition complète de 1810. La seconde, c’est que sa lecture a été peu attentive, puisqu'il fait, ici

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