‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 413 sur 512 · Mercure, LX VII · texte numérisé non relu

Mercure, LX VII

d’une forme ossianique. Je dis en apparence, et d’après le titre seulement : car il n’y a rien qui vienne d’Ossian, si ce n’est le mot barde, dans des pièces qui chantent Charles X ',

le duc de Bordeaux ? ou Casimir Périer *.

Le théâtre de cette époque a dépassé depuis longtemps le stade intermédiaire où Ossian pouvait offrir quelque intérêt. Dans un drame écossais ‘, Je ne vois d’ossianique que le personnage d’un vieux barde à barbe blanche. Un mélodrame anonyme *, dont la scène est aux Hébrides, par ses bruyères, ses torrents, ses ruines, se ressent certainement de l'influence de Morven. La tragédie de Brifaut, Jvar, ou les Scandinaves *, est ossianique par le cadre et lestableaux qu'évoquent les personnages. Il faut au moins citer une pièce nettement dirigée contre le genre ossianique, dit la préface ”, mais si médiocre qu'elle n’a dû faire au Barde ni affront n1 réclame.

Parmi les romanciers contemporains, trois au moins méritent qu’ on s’y arrête. Dumas a dù lire et relire Ossian dans sa jeunesse, car il se vante d’avoir conservé « cent, deux cents, quatre cents vers de Baour-Lormian » es sa mémoire, et de les pouvoir réciter infailliblement à l’âge de soixante ans *. Il reproduit de mémoire, dit-il, le morceau de l’Etoile du soir, celui de Musset comme celui de Baour. George Sand, sa contemporaine, a sans doute lu Ossian dans sa jeunesse solitaire. On ne s'attend guère à

1. J.-L. Vincent, Le dernier Hymne d'un Barde après le baptéme de Clovis, 1825.

2. [Darodes-Lillebonne] Appel au peuple Gaulois par un barde de la secte des druides sous le règne de Clovis, 1832.

3. Groult de Tourlaville, Larmes d’un Birile sur le fanalisme polilique, 1832.

4. Ed. Wecken, Le Serment de Wallace, drame, 1846. 5. Tom Wuld, 1828.

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