‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 426 sur 512 · TAROT · texte numérisé non relu

TAROT

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Ossian et Byron 8 17

ment au roi légitime et de sa haine contre l’usurpateur. Ulric Guttinguer, qui lui répond, fait la part de la politique dans l’aversion du vieux Lebrun pour le Barde. « Je n'aime pas, dit-il, Ossian beaucoup plus que mon confrère. » Mais, comme il est poète et romantique, il lance à son tour quelques vers contre la mythologie froide et surannée :,

Dans son remarquable ouvrage sur Byron et le Romantisme français, M. Estève admet à peu près que Byron a hérité auprès des poètes de la vogue d’Ossian : « Depuis la Révolution française, un besoin d’innovation tourmentait la littérature. Ossian n’a pas suffi à le satisfaire ; là où le fils de Fingal a échoué, Byron triomphe, et ie grand œuvre est accompli ?. » La vérité est, Je crois, que les deux mouvements ont souvent coïncidé, et se sont renforcés l’un l’autre. La vague qui portait Ossian s’est grossie de la vague qui portait Byron, et celle-ci a gagné d’autant en ampleur et en élan. Tous deux représentent aux yeux des novateurs le poète de génie opposé au poète d'art, la libre inspiration du Nord opposée aux règles compassées des modèles français, le grand vent orageux et vivifiant du large opposé au zéphir tiède et fade qui caresse mollement les plates-bandes classiques. Le mot barde leur convient à tous deux : Byron est le « Barde Anglo-Saxon » opposé aux « Muses de la Seine * » ; mieux encore, il est « l’Ossian moderne ‘ ». Dans une {mitation libre de Lord Byron ‘, on trouve tout un décor ossianique, le rivage de Lora, le barde aux cheveux blancs. Commeil est question également de ménestrel,etc…., on observe dans ce poème d’un inconnu la transition, par

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