‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 436 sur 512 · A. Lacaussade, Les Epaves · texte numérisé non relu

A. Lacaussade, Les Epaves

sa suite Christian, bouleversent à chaque instant ; il faut savoir user de l’inversion ; il faut grouper les mots de ma-

nière à offrir le même rythme dans l'ensemble. Voici un

passage‘ qui permettra de saisir l’avantage qu'il offre à cet égard sur son contemporain.

« Where art thou, son of the king ? » said dark-haired Duthmaruno. « Where hast thou failed, young beam of Selma? He returns not from the bosom of night ! Morning is spread on U-Thorno.In his mist is the sun on his hill. Warriors, lift the shields in my presence. He must not fall, like a fire from heaven, whose place is not marked on the ground.— He comes, like an eagle, from the skirt of his squally wind ! In his hand are the spoils of foes. King of Selma, our souls were sad ! »

« Near us are the foes, Duth-maruno. They come forward, like waves, in mist, when their foamy tops are seen, at times, above the low-sailing vapour. The traveller shrinks on his Journey ; he knows not whither to fly. No trembling travellers are

we !…. »

Christian

Où es-tu, Fingal? s’écriait Dumarunno. Où es-tu tombé, noble rejeton de Selma ? Déjà le matin est de retour, tu ne reviens pas, et pourtant le soleil commence à percer les va.

peurs qui couvrent les collines d'Uthorno.— Amis, prenez vos boucliers, suivez-moi ! Car il ne sera point dit que Fingal ait fui comme ces feux égarés du ciel qui ne laissent sur la terre aucun vestige de leur chute. — Mais je l’aperçois, il revient, rapide comme l’aigle qui fend les vents; je vois dans ses mains les dépouilles de nos ennemis. Salut, roi de Selma,

ta longue absence nous attristait.

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