‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 441 sur 512 · Blanqui, Voyage..., p · texte numérisé non relu

Blanqui, Voyage..., p

2. Amédée Pichot, Voyage historique et littéraire en Angleterre et en Ecosse, 1825, II, 273.

3. [Ducos] Jtinéraire el souvenirs d'Angleterre et d’Ecosse, 1834, II,

4. L. de Buzonnière, Le Touriste Ecossais... précédé de Souvenirs d’un Voyage en Ecosse, 1830,

Ducos. Buzonnière. Custine / 855

diversement ses prédécesseurs, Faujas de Saint-Fond, Simond, Nodier, Pichot, Necker de Saussure. Il écrit en 1830 ; il est déjà bien moins qu'eux touché d’Ossian. Cependant il a remarqué, le long des rives du Teith, l'importance des nuages dans le paysage. Il a longuement admiré leurs formes et leurs couleurs. « Alors, si la voix du Barde se fût mêlée aux accords de sa lyre. J'aurais vu comme lui les armées célestes se déployer dans les nuages. Il faut pénétrer au sein de ces montagnes... pour bien comprendre le génie de la poésie, de la mythologie, de la langue ossianique. » Lui aussi à probablement puisé cette idée dans Nodier.

Ce voyageur peu connu est intéressant surtout en ce qu’il offre un exemple du renforcement d’Ossian par Scott, Il cite alternativement Fingal et La Dame du Lac. Même paysage, ou à peu près ; mêmes sentiments. Il y a donc des esprits, vers 1830, à qui Scott n’a pas désappris Ossian, et qui sont sensibles surtout à ce que les deux poètes ont de commun. Ce qu’ils ont de commun, c’est notamment un certain genre de paysage romantique que Buzonnière trouve parfaitement réalisé à Roslin par exemple, et dont à ce propos il énumère les caractères.

La même année paraît le Voyage de Charles de Custine#, l’un des pèlerins les plus convaincus et les plus enthousiastes que l’Ecosse ait vus passer au cours de ce siècle. Ce n’est pas lui qui oubliera Ossian pour Scott, ou qui les confondra dans une même admiration. Il appelle Scott « le Rossini de la littérature » ; il lui reproche de ne pas parler assez à l’âme; il le juge plutôt décorateur que peintre: ses tableaux manquent de perspective. Il lui préfère hautement Ossian. C’est avec respect qu'il pénètre dans ces Hautes- Terres « dont le nom seul inspire une sorte de terreur poétique ». Dès ses premiers pas, il rencontre un habitant qui va vendre ses moutons; ils viennent, dit l’homme, de Morven. « Quoi! des rochers de Morven ! Jugez de mon admiration !I! Si je n’avais craint de passer pour fou, je les aurais tous embrassés.. Ils m’ont fait sentir la puissance des noms. » Il salue avec émotion, près du Loch Kattrine, le cimetière d’Ossian ; la chute de la Clyde, Cora-Linn,

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