‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 449 sur 512 · P. Toutain, Dans les Highlands · texte numérisé non relu

P. Toutain, Dans les Highlands

& à Le

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meline :, qui passe à Dumbarton, de Chabot *, de Villars.

C’est la fin. Depuis longtemps Ossian n 'est plus connu de la plupart des Français qui visitent l’Ecosse. S'ils avaient lu ses poèmes, si apocryphe que fût pour eux l'ouvrage de Macpherson, ils seraient frappés de leur rapport avec le paysage des Hautes-Terres. Shairp estimait que « si l’on se trouve seul sur les bruyères désolées de Rannoch » et si l’on cherche «un langage pour exprimer les sentiments qui pèsent sur le cœur », on ne le trouvera ni dans Scott, ni dans Wordsworth, mais « dans la voix de Cona,et dans elle seule. Il y a quelque chose — côntinue-t-il — dans l’essence même des Hautes Terres qui... ne se trouve que dans la poésie ossianique * » ; celle-ci, née dans ces montagnes, est faite de la même substance qu’elles, Shairp croit à l’authenticité ; sans y croire, nos touristes, s'ils avaient emporté un petit Ossian de poche et possédé une connaissance même limitée de la langue anglaise, eussent certainement été frappés de cette profonde et intime ressemblance. Encore une preuve de ce fait, que l’oubli d’Ossian par la raison qu’il n’est pas authentique, ou simplement par le changement du goût public, s’il prive la poésie d’une note, prive

aussi un aspect de lanature de la voix qui l’a le mieux exprimé.

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