‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 456 sur 512 · J.-B. Bouché, Druides et Celtes · texte numérisé non relu

J.-B. Bouché, Druides et Celtes

2. David de Saint-Georges, Histoire des Drurdes, 1845. : 3. Th, Caiïlleux, Origine celtique de la civilisation de tous les peuples, 4. Ernest Bosc, Bélisama ou l’Occultisme celtique, 1910. 5. Ch. de Gaulle, Les Celles au XIX° siècle : le réveil de la race, nouvellé édition, 1903.

6. H. Hirmenech, Les Celtes et les monuments celtiques, 1906.

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I faut placer à côté de ces enthousiastes un peu rêveurs Hersart de la Villemarqué, qui a passé sa vie à donner aux poèmes ossianiques des pendants bretons !. De sources locales il a tiré des poèmes nationaux, d’une manière que Je n’ai aucune compétence pour apprécier, mais qui le fait considérer par certains celtisants comme une espèce de Macpherson français. 11 a parlé aussi de poésie galloise : il rencontrait à chaque instant Ossian sur son chemin; il a traduit l’Entretien légendaire du vieux Barde avecsaint Patrick, mais l’Ossian de Macpherson et de Smith n’est pas nommé, je crois, dans ses ouvrages.

Un autre Breton plus illustre doit retenir quelque temps notre attention. Celte de Bretagne, fier de sa race et de sa patrie, dont il parle fréquemment, avec une dilection tendre ; trop fin et trop bien informé du mouvement de l’érudition pour ne pas apercevoir à peu près la vérité sur la question ossianique, Renan n’avait pourtant aucune raison d'étudier Ossian en lui-même. Il n’a même laissé aucun témoignage explicite de l’effet que les poèmes du Barde avaient produit sur lui. Mais qu’il les ait lus dans ses années de formation intellectuelle, ses Cahiers de jeunesse suffisent à le montrer. Au séminaire, à vingt-trois ans, les études bibliques qu’il poursuit avec passion l’amènent à s’intéresser très vivement à tout ce qui est poésie primitive, ou à tout ce qui se donné pour tel. « Toutes ses poésies primitives se ressemblent... Ossian, nos troubadours, les chants primitifs hébreux sont lyriques”. » Un autre jour, il parle avec enthousiasme de « la littérature primitive », telle qu’on la trouve dans « Ossian, Homère, les poètes vraiment inspirés, transportés par l'idéal, pour qui tout cela n'était pas jeu et feinte *... » On devine que le jeune clerc n'a que mépris pourles littératures modernes. Ossian est pour lui, comme pour Diderot, Grimm et Suard quatre-vingt-cinq ans auparavant, le type du vates inspiré, du seul pote digne de ce

1. Th. Hersart de la Villemarqué, Barzaz-Breiz, Chants populaires de la Brelagne, 1845. Poèmes des Bardes bretons du VIe siècle, 1850. Poëémes bretons du Moyen Age, 1819. La Légende celtique en Irlande, en Cambrie et en Bretagne, 1859.

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