Journal des Savants, 1774, p
Ossian et la Bible 267
tient cette phrase mal construite sont à noter pour leur exactitude ; c'est bien en effet la précision colorée d'Ossian (là où on la rencontre, et ce n'est pas partout), son originalité, et, si l'on veut, son sublime, ou ce qui se donne pour tel, que veut rendre surtout et que rend Saint-Simon.
Mais on peut considérer le volume de Saint-Simon d'un tout autre point de vue, comme le témoignage éloquent et parfois amusant de certaines réactions de l'esprit du xvin® siècle au contact d'Ossian. Que l'ouvrage n'ait exercé qu'une très faible influence, cela ne l'empêche pas de représenter admirablement certaines tendances contemporaines, parfois en les exagérant ou en offrant d'elles l'expression la plus extrême que l'on puisse rencontrer. C'est pour cette raison que le livre est curieux et même typique.
Nous avons déjà vu le style d'Ossian, que sa nouveauté en France rendait saisissant, ramené au type oriental, ou servant d'argument pour appuyer l'hypothèse d'un langage commun à toutes les poésies primitives. A cette occasion, il avait déjà été question de la Bible et de la poésie des livres saints. Rapprocher le style ossianique et le style biblique devient un thème fréquent à cette époque. On y était d'ailleurs invité par les notes même de Macpherson, qui signalent nombre de rapprochements, d'idées ou d'expressions communes. Mais nul n'a donné à cette comparaison autant d'importance que Saint-Simon. Non que cette ressemblance, suspecte pour d'autres, de la Bible avec le poète récemment révélé, l'inquiète en aucune façon. Comment le païen ou même l'athée Ossian a-t-il imité tant d'expressions des livres saints? Rien déplus simple: il les tenait des solitaires chrétien, allads ou culdéefi,qm étaient déjà venus se fixer isolément dans quelques grottes de son voisinage. L'imagination de Saint-Simon développe les brèves indications de Macpherson, et se plaît à se représenter ce fils du combat s'entretenant avec ces fds de la prière ou ces enfants du rocher. Il y a là comme un pressentiment du Père Aubry enseignant
Chactas. Et ce qui est plus curieux, c'est que, comme on l'a vu, ce thème presque négliii^é par Macpherson est justement l'un des plus importants de la vraie poésie ossianique.
Saint-Simon ne se contente pas, comme d'autres, d'indiquer ces ressemblances ; c'est un esprit curieux et assez précis;et ce grand seigneur peut, s'il lui plaît, ajouter des feuillets à son volume. Il entre dans un parallèle détaillé et qui occupe plusieurs pages: il transcrit en regard de phrases empruntées à Fingal, Dar-thuia, Lora, Conlath et Cuthoîia, CuthulUn et Ca>7Ao^«, autant de phrases qui leur ressemblent beaucoup dans le Cantique des Cantiques, dans les livres de Samuel, des Juges, et de Job. Deux exemples suffiront à faire voir, et la ressemblance, trop explicable pour nous, des passages comparés, et le charme que prête aux uns et aux autres la traduction de Saint-Simon.
Cantique des Cantiques
Dar-lhula
Lève-loi, mon unique belle ; car enfin, l'hiver est passé, la pluie est finie. Les fleurs sortent de terre, le lemps de chanter arrive, on entend déjà la voix des tourterelles, le figuier produit des fruits verts, et la vigne ses douces grappes qui répandent une douce odeur. Lève-toi, mon amour, mon unique belle, et viens.
Réveille-loi, Dar-thula, la première entre les femmes ;les venls du printemps répandent leur souffle, les fleurs élèvent leurs lêles sur les montagnes couvertes deverdure, les arbres agitentleurs feuilles naissantes.
Juges
Les filles d'Israël venaient pleurer la fille de Jephté de Galaad quatre jours par an.
Bataille de Lora
Les filles de Morven viennent la pleurer un jour par an, au retour de l'aulomne.
Si le Barde du Nord a fort bien fait de laisser à la Palestine ses tourterelles, sa vigne et son figuier, il a fort bien fait aussi d'ajouter à la tristesse commune des filles d'Israël
Ossian et la Bible 269
et de celles de Morven ' ce trait bien choisi, emprunté à ce que la nature du Nord a de plus caractéristique et de plus mélancolique ; auretoiir des vents d'automne. Là encore nous respirons par avance un parfum de Chateaubriand. La poésie d Ossian confrontée avec celle de la Bible ; des beautés du même ordre, également grandioses, également touchantes, que l'on découvrait chez Tun et que l'on retrouvait chez Tautre : voilà ce qui a frappé quelques contemporains de Saint-Simon, et voilà ce qu'il a fait ressortir avec plus de netteté qu'aucun d'eux. Il restait à la génération suivante à tirer parti de ces ressemblances, de ce trésor commun d'images et de tours, à désigner hautement la Bible et Ossian comme les deux sources pures où devraient puiser les poètes. Herder le proclamait en Allemagne au même moment ; mais de son temps, et en partie par son influence, Ossian jouissait au pays de Klopstock et des bardes d'un crédit qu'il était loin d'avoir encore chez nous ; et il fallait attendre une renaissance religieuse et une évolution du goût pour que la Bible trouvât en France des lecteurs capables d'en goûter pleinement le ton et le style.
Un autre caractère frappant du Teniora de Saint-Simon, c'est la précision abondante avec laquelle il initie son lecteur aux plus minces détails de la légende ossianique. Ce qu'on peut appeler le roman d' Ossian n'a pas eu de collaborateur plus empressé.
Bien entendu, il a une foi entière dans l'existence d'Ossian et l'authenticité de ses poèmes. Il s'emporte contre l'audace du critique du Journal des Savants, son « aigreur», son outrecuidance ^ Il affirme que « mille Calédoniens et plus, de nos jours, ont entendu leurs anciens réciter tout le poème de Fingal et celui de Temora ». Tout Fingal et tout Temora ! jamais Macpherson lui-même, en ses jours les plus audacieux, n'a osé en dire autant. Il reproduit avec une coniiance complète les données de fait fournies par Macpherson. Il enfile bout à bout, avec complaisance et sérénité, des hypothèses historiques qu'il donne pour autant de certitudes. Par exemple, Abaris, le philosophe Hyper-
1. Du Morvan, comme dit plus fréquemment Saint-Simon par une bizarre confusion.
2, Discours préliminaire, p. XV.
lyo
boréen qui visita la Grèce, était sûrement un Calédonien, parce qu'il portait, d'après des auteurs dignes de foi, une sorte de jupon rayé comme celui des Ecossais. Cet Abaris occupe Saint-Simon pendant plusieurs pages. Il fait plus : il donne une Carte pour le Poème de Temora, format infolio, sorte de plan détaillé de la région de la côte irlandaise où se passe l'action. Cette carte est le plus beau spécimen de la foi ossianique. On y trouve les fleuves : le Lena, le Lona semé d'îles, le Lubhar au cours plus droit. Parmi les lieux habités, on y distingue avec plaisir « la Sélama de Toscar > représentée par trois petites cabanes. Des renvois et une légende circonstanciée permettent au lecteur ravi de reconnaître l'emplacement de « l'étendard de Fingal », du « chemin tournant où Foldath envoya Cormul »,de « la place où Fillan tua Cormul ». On peut également suivre « la marche de Cathmor pour arriver à l'armée d'Ullin », identifier *. la baie où Fingal fît sa descente », et même distinguer « la place de Sulmalla » à un moment pathétique de l'action. Les beaux petits mamelons pointus qui représentent autant de montagnes, les petits sapins schématiques dont le pointillé presque uniforme figure un pays riche en forêts, les méandres gracieux des fleuves, la courbe élégante des côtes, tout cela fait autant d'honneur au crayon de l'artiste qu'à l'imagination du traducteur. D'ailleurs, Saint- Simon est aussi versé dans l'histoire fmgalienne que dans la géographie ossianique. A la suite de sa carte, il donne un grand tableau généalogique qu'il intitule Carte historique et chronologique des premières souverainetés des trois Royaumes de la Grande-Bretagne, avec les généalogies des premiers Rois, d'après les poèmes d' Ossian et les notes de Macpherson. Voilà de sûres autorités, qui lui permettent de donner à son tableau toute la précision désirable. Il faut bien se garder de sourire de cette érudition de façade, comme de la manie sans conséquence d'un amateur isolé, qui reconstruit tout un monde disparu, et peut-être imaginaire, d'après sa fantaisie ou son rêve. Ouvrons la traduction française d'Ossian actuellement en librairie, celle de Christian, tirage de 1010 ; et nous retrouvons dans la préface, moins la carte et le tableau, tout l'essentiel du roman ossianique tel que le présentait Saint-Simon dans l'en-
Le roman ossianique 271
thousiasme des premières révélations. Il n'est pas Tauteur de cet état d'esprit, il en est le représentant le plus complet, et c'est à l'occasion de son livre qu'il convient de le signaler. Macpherson, qui se donne non seulement pour le révélateur d'un poète oublié, mais pour l'historien véridique de l'ancienne Galédonie ; qui grossit ses poèmes de préfaces, de dissertations, de sommaires et de notes ; qui explique la poésie par l'histoire, et l'histoire par la poésie; qui appelle Diodore de Sicile et Tacite au secours de Fingai, qui sait la date et le lieu de la mort d'Oscar et de Caïrbar, et qui donne sur les doigts, avec un air de régent, aux annalistes irlandais dont les récits gênent le sien ; Macpherson est le premier auteur de cette « fiction ossianique », qui, a-t-on dit ',« est un des rares exemples d'une légende formée tout d'une pièce au milieu d'une époque historique, et acquérant l'autorité d'un fait réel. » Les premières traductions françaises avaient un peu laissé dans l'ombre ce côté d'Ossian, moins intéressant aux bords de la Seine que sur ceux de la Clyde. Saint-Simon le reprend avec un enthousiasme naïf et minutieux ; et bientôt, dépouillé des arguments et des discussions qui étayaient les dissertations de Macpherson, le roman ossianique sera définitivement constitué en France, se répétera de poète en poète ou de traducteur en traducteur, et se réimprimera jusqu'à nos jours.
On n'a vu jusqu'ici qu'une partie des idées de Saint-Simon sur Ossian, et non peut-être la plus importante. Notre traducteur, sans compter V Avertissement., la carte et le tableau, nous donne un Discours Préliminaire de 54 pages très serrées, où se trouvent beaucoup d'idées intéressantes.
C'est d'abord une admiration sans réserves pour Ossian, et une profonde reconnaissance pour celui qui « a décou-
1. Nouvelle Biographie générale (Firmin-Didot), 1860, article Macpherson.
vert et recueilli les restes de ce feu prêt à s'éteindre ». Sans lui, sans ses « peines infinies », on risquait de perdre cet « Homère national ». Seul, l'esprit de parti obscurcit la gloire de Macpherson : « Quand les Anglais seront défaits de ces harpies qui voltigent encore sur la Tweed et infectent ses deux bords de jalousie et d'animosité, Macpherson sera célèbre sans envie... » Et c'est encore « le sage traducteur », l'auteur de « la plus saine et la plus méthodique dissertation ».
Quant à Ossian lui-même, il est si grand, si beau, qu'il doit être étudié avec un patient respect.
Le poème de Teniora ne peut être saisi dans une lecture courante. Quiconque se proposera de ne pas le relire pour y chercher les beautés une à une, ne peut pas se flatter d'en connaître le mérite. L'esprit est frappé d'une si grande foule d'idées, dont la plupart paraissent gigantesques.
Gomment un tel génie, ont dit les critiques, n'est-il pas « hors de la portée de ces temps anciens? » Mais ces critiques à courte vue n'ont pas remarqué que c'est l'antiquité même d'Ossian qui lui a permis d'être si grand. « Notre génie actuel s'épuise en vain, et n'a rien produit de semblable. Notre siècle n'a point donné de rivaux à Homère, Virgile et Milton, entre lesquels Ossian n'est point déplacé. »
Il y a plus: il ne faut pas se contenter d'admirer Ossian, il faut en tirer quelques enseignements. Ses poèmes sont un document précieux pour le philosophe ; et voici la méthode de l'auteur, et de tant de ses contemporains, exposée très franchement :
L'état des Calédoniens sous le règne de F'ingal doit être regardé comme celui de la pure nature ; en conséquence on peut librement exercer son génie, et s'abandonner aux spéculations philosophiques, à l'aide desquelles on se flatte de pénétrer dans l'âme de ceux qui n'ont point reçu les vices et la corruption des siècles civilisés.
Comme le Mei'cure, comme Suard, comme Mérian, Saint- Simon trace un tableau enchanteur des mœurs de cet âge d'or :
L'état de nature et la vertu 2^3
Les Calédoniens de l'un et de l'autre sexe sont des modèles •de toutes les vertus. La justice et l'humanité faisaient la base des sentiments d'un peuple qui s'est conservé dans la simplicité de ses premières mœurs.
La nature leur avait donné ces vertus, que la civilisation et le soi-disant progrès ont enlevées à d'autres peuples. Leur ignorance a fait leur bonheur.
C'est au sein d'un tel peuple, dénué de toutes les sciences raisonnées, et de presque tous les arts, qu'il est consolant pour l'humanité de trouver toutes les vertus, tout l'héroïsme, et tous les grands sentiments que peuvent donner la meilleure éducation et la meilleure religion. Les Calédoniens pratiquaient cette belle philosophie, que prêchent les sages de notre siècle. Ils étaient vertueux et faisaient le bien. La nature gravait dans chaque cœur les vei'tus de chaque état.
Voilà du Rousseau dans les idées, et jusque dans le ton. Nous avons déjà vu Ossian venir à l'appui du philosophe de Genève. Il apporte cette fois un témoignagne irréfragable de la nature primitive de l'homme et de sa perfection. Voltaire répétera en vain que l'âge d'or est une chi~ mère : on lui citera l'exemple d'Ossian. Il dira en vain que tout siècle barbare est un siècle cruel, et que les lumières aident à l'adoucissement des mœurs ; on lui demandera dans quel siècle de lumières on vit jamais des mœurs plus pures que celles de Fingalet de ses compagnons, qui étaient parfaitement ignorants des lettres et des arts. « Leurs vertus ne cèdent en rien à toutes celles dont Rome et la Grèce ont ébloui les yeux de l'univers. » Il triomphera avec l'exemple des Scandinaves qu'a révélés Mallet, avec ce Régner Lodbrog et ces poèmes qui respirent « la tyrannie et la superstition ». Mais il sera confondu par ceux d'Ossian. Dans le grand duel qui met aux prises le citoyen de Genève et le seigneur de Ferney, Ossian se fait le second de Rousseau, et doit lui donner la victoire.
Mais comment expliquer ce contraste avec d'autres peuples primitifs ? Comment les Calédoniens ont-ils joui du privilège d'une morale plus épurée ?
L'histoire de leur raison ne serait pas moins intéressante au philosophe, que celle de leur fondation au reste des lecteurs. Un travail assidu, une profonde combinaison des poèmes d'Ossian,sontle seul moyen de connaître les progrès de la raison et le système de connaissances des Calédoniens. Un philosophe seul est capable de cette étude ; c'est des lumières de celui qui voudra bien y consacrer son temps, que la société peut espérer de tirer cet avantage.
En tout cas, c'est chez eux qu'on rencontre, en face des conquérants corrompus, un peuple libre, pauvre et vertueux.
La simplicité des Calédoniens console Thumanité de Tambition des Romains ; dans le parallèle de leur gloire, on fera vainement retentir les triomphes des peuples du Midi ^.
La guerre même, chez eux, reste humaine.
L'humanité se trouve consolée dans le tableau d'une guerre oià la vaine gloire, l'intérêt et l'ambition ne prolongent point les maux que causent les armes.
Si le philosophe médite ces graves leçons, l'homme sensible trouve dans Ossian de plus tendres spectacles.
On sourit aux douces idées de ces bocages, où les belles enchantent les cœurs par leur légèreté, leurs charmes et leur mélodie. Avec quelle tendre émotion n'applaudit-on pas aux délicates expressions de leur amour !
On aime « ces douces qualités, que toute âme sensible retrouve en elle-même ».
Enfin, les héros d'Ossian ne doivent qu'à eux-mêmes ces tendres ou sublimes vertus. Point de dieux pour les inspirer, point de mythologie. « Ces heureuses effusions de la Nature n'ont qu'elle-même pour guide ; elles ne sont sou-
1. Celte idée était peut-être empruntée à la dernière phrase de la première Dissertation de Macpherson on the /Era of Ossian : « He exercised every manly virtue in Calcdonia, while Heliogabalus disgraced human nature at Rome. »
Absence de religion et de sacerdoce iyS
tenues par aucune fiction... » Point de religion : le traducteur, en signalant comme tant d'autres cette remarquable lacune, n'a pas un mot d'étonnement ni de regret. Point de sacerdoce surtout: les Druides avaient exercé une autorité et joui de privilèges intolérables ; on les chassa dès avant l'époque d'Ossian, qui ne les mentionne jamais. Ces Druides, aux yeux de Saint-Simon, devaient ressembler étrangement à certains prêtres modernes, et l'exemple des ancêtres de Fingal serait suivi avantageusement par certains princes de son temps. C'est du moins ce qu'il fait entendre assez clairement lorsqu'il parle des « pontifes couronnés » , des « grands abus de la réunion du pontificat et du sceptre, quand les ministres de la religion montent sur le trône ». Ossian plaît à Saint-Simon, entre autres raisons, parce qu'il est, si l'on peut dire, anticlérical. Heureux pays que la Calédonie du III* siècle ! Les « prêtres fourbes * dont parle si souvent Voltaire, les « imposteurs » n'y peuvent faire de « dupes». On y vit sans religion, et l'on y est vertueux et heureux. Saint-Simon n'est pas seul de cet avis. Le Tourneur parlera d'après Macpherson des « clercs qui devinrent un fléau public », et, sous cette robe un peu rajeunie, les Druides ressemblent à des figures de connaissance.
On a très justement observé que l'absence de merveilleux proprement dit et de divinités gouvernant les actions des hommes rendait Ossian sympathique à un siècle rationaliste et peu crédule *. L'absence de tout culte entraîne l'absence de tout clergé, et ce n'est pas là un moindre avantage.
On trouve donc dans Saint-Simon un curieux mélange d'idées qui se retrouvent, ensemble ou séparément, chez tant d hommes de sa génération. 11 partage avec Voltaire l'horreur de la guerre et la haine du sacerdoce ; avec Rousseau, le culte de la nature, le rêve d'une vertu primitive, l'attendrissement sur les plaisirs simples de l'humanité ; avec Diderot l'indifférence absolue à toute religion ; avec Turgot, le sens de l'exotique, du barbare même, et le goût du littéral. Toutes ces tendances se fortifient et se dé-
1. V.Alemanni, Un ftlosofo délie lellere,p. 107: «Pelsecolo XVIII, l'assenza di un ente superiore che intervenga nelle azioni umane e che le diriga ad una meta, viene ad essere uno dei tanti pregi délie poésie Ossianiche. »
veloppent par la lecture d'Ossian ; à tous ces sentiments Ossian offre un aliment. Aussi pouvons-nous regarder le cas de Saint-Simon comme significatif et symbolique, comme un grossissement qui permet d'étudier dans le détail ce qu'on ne pourrait ailleurs qu'apercevoir incomplètement.