‹ Ossian en FranceChapitre 152 sur 232 · w. Thomas, Le poète Edward Yoiinff. p. 525 et sv · texte numérisé non relu

w. Thomas, Le poète Edward Yoiinff. p. 525 et sv

2. La Harpe dans le Journal de Politique et de Littérature, 1777, III, 123-129.

l'abondance, et parfois une certaine majesté i » ; « de l'harmonie et de l'élévation - » ; elle est « énergique, libre, pittoresque *» ; c'est « la seule littérale * ». Elle est « pleine d'énergie, de tours heureux, et de ces mouvements de l'âme qui élèvent la prose à la hauteur de la plus belle poésie ». Son style est « plein, vigoureux, étincelant de ligures hardies, bien éloignées de la marche timide de nos modernes écrivains = ». Il a su « donner en français l'équivalent de l'anglais, éviter la lettre qui tue, et s'en tenir à l'esprit qui vivifie ^ ». Il a « traduit tout Ossian avec beaucoup de religion et de scrupule ' ». Joignons à ces éloges celui que Fontanes adresse au traducteur d'Ossian :

0 Le Tourneur! 0 toi dont la prose hardie Du vers audacieux osa presque imiter L'inimitable mélodie... '

et le vers à double sens de l'épitaphe que lui rima un admirateur :

Ne croyant que traduire, il créa ses écrits '.

Mais, dans les mêmes articles ou ailleurs, que de réserves ! Dès l'apparition de l'ouvrage, on le traite de « traduction médiocre '" ». On reproche à l'auteur «quelques expressions extraordinaires ou peu exactes^' »,une « manière un peu raide''» et « un langage nouveau, auquel une oreille délicate ne s'accoutume qu'avec peine '' ». On trouve que son Ossian, pas plus que son Shakespeare, ne peut « aller à côté des N^uits d'Young " ». On compare sa version de Carthoii à celle de Londres, et on trouve la première « un

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