Traduction libre du premier chant de Finçjal, 1786, p
2. Oherrheinische Mannigfalligkeilen, Bâle, 1782 : Etwas vom Herrn liridel (cité par Reynolcl, p. 511). « Heri- Bridel, der fiir dièse Diclitungsart gemacht ist, arbeilele an diesem Gedichte mit Liebe; und es ist viel- Icicht unter seinen Werken dasjenige, das er am sorgfâltigsten angefeilt hat. .)
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trouve que quelques vers qu'on puisse citer, à défaut d'autre mérite, pour une certaine harmonie :
Astre paisible et doux, que vois-tu dans la plaine? Les fougueux aquilons retiennent leur haleine ; Sans bruit près de ces rocs l'onde vient se briser ; Le fracas du torrent baisse et va s'apaiser...
Quelques-uns de ces témoignages d'intérêt et d'admiration reparaissaient dans le Conservateur Suisse de 1813, qui contient un choix des morceaux de Bridel contenus dans les 31 numéros des Etrennes Helvétiennes, dont les 14 premiers avaient déjà été réimprimés sous le titre de Mélanges Helvétiques.
Le frère du doyen, Samuel-Elisée Bridel, passa la plus grande partie de sa vie dans les cours allemandes, et n'incarne pas comme le pasteur de Montreux la littérature suisse de cette époque de transition. Mais lui aussi, dans sa jeunesse, ossianisa avec ferveur. Ses Délassements Poétiques * contiennent deux poèmes « imités d'Ossian », chacun en trois chants, intitulés, l'un Calthon et Clessanior '\ l'autre Dar-thula, en tout environ 1.400 alexandrins. Le premier poème est inspiré de Carthon : l'oreille délicate de Bridel a préféré la forme Caltho?i qui se trouve ailleurs dans Ossian, et qui ne suggère pas de facile jeu de mots. L'imitateur a bâti un premier chant sur le début du poème ossianique ; il a dans un second chant largement délayé les lignes qui suivent, si bien que l'essentiel de l'action tient dans le troisième chant. Dar-thula développe assez fidèlement les péripéties du poème original.
Ces deux poèmes sont probablement antérieurs à 1785, car celui qui les suit dans le recueil, La Nuit et r Amour, avait paru cette année-là dans les Etrennes Helvétiennes que dirigeait Philippe Bridel. Ils sont inspirés beaucoup moins du texte que de Le Tourneur, que l'auteur cite, et à qui il emprunte des sommaires et des notes. Il aurait composé la plupart de ces poésies avant l'âge de vingt ans.