‹ Ossian, fils de Fingal, barde du 3e siècle; poésies galliquesChapitre 34 sur 64 · S U L M ALL A · texte numérisé non relu

S U L M ALL A

$ effaçait de son ame de feu, comme on voit se dissiper un moment les vapeurs qui voilent l'éclat du soleil : les jeunes filles de Cluba ne virent point sa beauté avec des yeux indifïérens ; leurs tendres cœurs soupirèrent pour le roi de Selma ; les songes de la nuit le retraçaient à leur pensée : mais bientôt les vents ramenèrent cet aimable étranger dans sa patrie. Il n'est pas perdu pour le monde» Quelquefois cet astre s'avance dans tout son éclat et pénètre jusqu'à la demeure lointaine de ses «nnemis» Sa renommée vole dans l'univers, comme les vents impétueux dans les forêts de Cluba.

Maintenant la tristesse habite ce palais ; les enfans des rois sont absens : Conmor et Lor-» mar (2) son fils sont au milieu des combats ; près d'eux brille un jeune guerrier, venu des contrées lointaines > l'ami des étrangers, la terreur des ennemis, le généreux Cathmort du haut de leurs collines, les filles d'Erin promènent leurs beaux yeux sur la plaine. Il est absent, le jeune guerrier dont l'image est gravée dans leurs ames. Aimables filles d'Erin, qu'il est terrible dans les champs de la guerre! Il combat à la tête de dix mille guerriers ».

Je l'ai vu, dis-je à Sulmalla , ce généreu*

Page 1