GAUL
« Fléau des boucliers , ô toi dont la tête repose dans la nuit du tombeau , fils de Colgac , du sein du nuage qui obscurcit le Clora , entends ma voix.
« Nul bruit ne trouble le murmure paisible de mes ruisseaux. Du sein du brouillard qui t'enveloppe, ô roi «le Strumon , entends la voix de ton fib.
« Habites-tu au milieu des vents qui font ondoyer le gazon ? Cesse de te jouer dans la plaine, 6 chef de Clora, écoute-moi.
« Ou bien, monte' sur un rayon, voyages-tu au milieu des nuages ? Souffles-tu les vents impétueux sur les mers, pour rouler leurs vagues sur les îles? Père de Gaul, écoute sa voix du sein de tes orages*
a Mais j'entends le vol des aigles effrayées. Les chênes gcmissans secouent leurs têtes sur la colline : ami des
Iicros , que ton approche est à la fois agre'able et ter-
ni) le » I • * » . >v
l'ombre de morni.
« Qui me reveille au fond de mon nuage ? Pourquoi la voix de Gaul se mê!e-t-elle au bruit des torrens » ?