DE TUR
à leur place. Les filles de M orven ne sont plus , et j'ai de grands sujets d'affliction. Je les cherche pendant le jour, mais je ne saurais trouver aucune trace de leurs pas ; je ne trouve que leur tombeau de gazon, chargé de ses pierres mousseuses. Eplorée , je les cherche durant la nuit ; mais ce sont des astres enfuis de la place azurée qu'ils avaient dans les cieux. Je suis comme la pâle étoile du matin , lorsque , d'un air languissant , elle gémit derrière ses compagnes. Elle gémit un peu de temps ; mais sa propre lumière ne tardera pas à s'obscurcir. La chasseresse , se levant sur la bruyère , regardera au ciel et ne la verra plus. « Nous aussi , dira-t-elle à eon bien-aimé, nous aussi , nous nous éteindrons un jour ».
OSSIAN
Le cœur d'Ossian est plongé dans la nuit de sa douleur. Il est, comme le soleil, enveloppé d'un nuage épais. Aucun de ses rayons ne se fait jour à travers l'obscurité ; le sommet de la montagne n'est point égayé par son sourire. Le ruisseau , couvert de ténèbres , parcourt tristement la vallée silencieuse. Les héros ont caché leur lumière qui brillait jadis autour de moi , comme la splendeur de mes armes.
l'incendie