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ciel , et son épée semblable à l'éclair qui dévore les bocages épouvantes. Fuis vers ta contrée, de peur qu'il n'abatte tes branche» flétries, et n'étende sur la bruyère tes bras meurtris et bleuâtres.
,< — Fuis toi-même , et dis à Duaran que je vais à sa rencontre. Ferai ma , apporte-moi ma lance et mon bouclier ; apporte-moi mon épée, ce rayon de lumière. Que signifient ces deux ombres furieuses qui se battent dans Tair ? Un sang léger se répand le long de leurs robes de vapeurs, et leurs glaives à demiformés, comme de faibles météores, tombent sur leurs boucliers d'azur. Les voilà qui s'embrassent comme des amis. Le vent passe à travers leurs membres aériens. Elles disparaissent. Je n aime point ce signe , mais je ne le crains pas. Ferarma, apporte-moi mes armes » .
La jeune fille s'éloigne, fâchée que Garno ne veuille pas fuir ; mais elle lui a entendu dire que Gaul était plus fort que lui dans la bataille. Elle dirige ses pas vers la colline ou chasse le héros. Il est appuyé sur sa lance. Un cerf gît à ses côtés, et ses dogues haie-tans sont couchés autour de lui. Ses pensées ont pour objet son aimable Annir, et il chante ses louanges.