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tans des rochers, répondirent faiblement à ses soupirs. Ses yeux se fermèrent le second jour. La mort s'approcha, comme le nuage paisible du sommeil, quand le chasseur fa tigup se couche sur sa colline entourée d un brouillard silencieux que nul vent n agite (4).
Le père d'Annir regarda deux jours du côté de la bruyère. Pendant deux nuits sans sommeil, il prêta l'oreille à tous les vents, «Donnez-moi, dit-il, au troisième matin 9 donnez-moi mon bâton de chêne ; je tourner rai mes pas vers le désert». Un dogue au poil brun hurle devant lui; une ombre charmante apparaît sur la bruyère. Le vieillard lève ses yeux en pleurs, et observe tristement l'aimable fantôme. — Mais, ô Moran, je suis forcé de t'abandonner ; je n'ai pas le courage de contempler ta douleur.
Jeune homme, c'est ici que nous les déposâmes tous les trois. Ici, nous élevâmes leurs pierres funéraires. Leur mort nous accabla de douleur, et nos bardes leur payèrent le tribut de leurs chants lugubres.
« Quel est ce guerrier qui, vétu d'une armure radieuse, s'avance avec majesté sur la plaine , du sommet de la colline obscure ? Quel est-il, celui qui parcourt la bruyère, tnontc sur l'Épouvante , qui se précipite dan$