‹ Ossian poésies galliques en vers françaisChapitre 32 sur 38 · N O TE S · texte numérisé non relu

N O TE S

ciTéts si sarprçnants. Dans la suite on prit à la lettre tous les exploits de Fingal^ et chaque Barde se plut à renchérir sur ce qu’en avoit dit Qssian : les uns en firent un colosse dont le bras d'airain faisoit monyoir une triple épée ; les antres le faisoient marcher sur les fleuves comme sur une terre solide, etc.

(a) Les Bardes servoient d’ambassadeurs, de hérauts pour déclarer la gperre, pour demander la paix, etc. ; ils ne prenaient jamais une part active au combat,.et se retiroient dans un .lien de sûreté d'où ils ponvoient tout voir et mettre en vers ce qu’ils avoient vu. Quand nn guerrier quittoit son rang ou son poste, ils le diffamoient par des satires dont jamais la mémoire ne se perdoit chez des peuples passionnés pour les combats. Un corps de troupes, destiné à les défendre pendant la mêlée, veilloit sur eux. Il est naturel que les chefs se soient intéressés plus que personne à. la conservation des poëtes qui étoient dans leurs camps ; car ces poëtes étoient .seuls capables de faire passer leurs noms à la postérité. Ou ne connoissoit pas encore l’histoire; et lorsqu’on commença à récrire en Suède , en DanemarcL , dans la Germanie, la Bretagne, et la Gaule, il fallut rassembler les chants des Bardes , que tont le monde savoit par

NOTES

coenr. Oa peut être certain que che* les peuplés da Nord on a tiré de ces poëmes les premiers chapitres des annales : aussi doit -on peu s’étonner de les voir remplis de fables et de fictions.

(3) Ossian , fatigué de décrire , et rappelé à lui par le sentiment de ses propres malheurs , interrompt le poème pour déplorer son infortune. Cés sortes de digressions, que des lecteurs français trouveront un peu brusques, sont très fréquentes dans les poésies du célébré fils de Fingal: ü lui sembloit que des plaintes donndient une nouvelle force à son ame , et plus de vigueur à son génie naturellement sombre et mélancolique. ' '

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