‹ Ossian poésies galliques en vers françaisChapitre 36 sur 38 · FRAGMENT DU CHANT D’ARMIN · texte numérisé non relu

FRAGMENT DU CHANT D’ARMIN

P OURQUOI me reTeiller, 6 souffle du printemps f Vainement tu me dis : Sur ta tige epuisee Je verse les trésors d’une fraîclie rosée;

Releve vers le ciel tes rameaux languissants.

De ces rocs suspendus déjà descend l’orage Qui doit frapper ma tête et sécher mon feuillage. Des tempêtes déjà gronde l’avant-courenr ;

Ses rugissements sourds ébranlent les montagnes. Quelque jour snr ces bords viendra le voyageur,

Et pensif, inquiet, parcourant ces campagnes,

Il cherchera le lis dont son œil enchante Admiroit antrefois l’éclat et la beauté :

Il n’y trouvera plus qu’une fleur pâlissante ,

Sons des vents ennemis abattue et mourante.

■ O vous, amis des morts, creusez-leur un tombeau! Quand le voile des nuits couvrira ce coteau.

Lorsque le vent du nord courbera la brnyere.

Assise snr les vents , mon Ombre sobtaire ,

Par d’amers souvenirs rappelant ses douleurs.

Aux guerriers attendris demandera des pleurs ; Tranquille dans sa grotte, au mUien des tenebres, L« chasseur , éveillé par mes plaintes funèbres ,

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