HYMNE DU SOIR
L’ O M B K E à peine voile les cienx Des temps évanoois la/splendenr éclipsée Se retrace dans ma pensée.
Et m’inspire des chants dignes de mes aïeüx.
Tont repose, on se tait.... Les harpes snspendne» Languissent détendues. i Dernier fils d’nn héros que la gloire enflamma , Mes pas silencieux se traînent dans Selma (r) ; Selma, palais des rois! asyle des conquêtes, Fingal n’invite plus l’étranger à tes fêtes ;
Tes murs harmonieux, par la mousse couverts,- Ne retentissent plus du doux bruit des concerts. Les braves ont vécu; Fingal même succombe : . Antodr de moi tont dort du sommeil de la tombe Et je ne puis mourir! et ma plaintive voix Dit anx siècles futurs nos antiques exploits ! . - Quand la Reine des nuits ne brille point eneoré^ Quand sons l’obscurité la fleur se décolore.
Que les vapeurs du soir, comme un nuage épais. Enveloppent les monts, les lacs, et les forêts.
De mon génie éteint le flambeau se rallume:
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POESIES D’OSSIAN
Le besoin de chanter m’eiùbrase et me consume.
La tendre Mals>ina^ charme de mes vieux jours.
De son bras attentif me prête le secours :
Elle guide Osgian an pied du roc sauvage; n s’assied sons un chêne an mobile feuillage.
De mon destin alors s'adoucit la rigueur :
Une puissante voix vient réveiller mon cœur;
C’est la voix du passé... Les siècles mémoraUes Se pressent sons mes yeux, chargés de faits brillants; Soudain je les recueille, et mes chants favorables Eternisent le nom de mille chefs vaillants.
Non, du ruisseau fangeux ils ne sont point l'image. Ces chants qui de Lutha rappellent les concerts; Doux et mélodieux, ils enchantent les airs.
O terre de Lutha ^ que j’aime ton rivage ,
Quand la veuve à' Oscar-, sous ses doigts vagabonds. Anime la harpe sonore !
Ses accords amonreux réjouissent les monts.
Aimable Malvina-, toi que le Barde implore,
, Prête l’oreille à ses accents :
FiUe charmante, accours; viens ranimer encore Les feux de mon génie affoibli par les ans.