‹ Ossian, uvres complètesChapitre 17 sur 102 · ME · texte numérisé non relu

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Argument.

Ce poème qui, à proprement parler, est la continuation du précédent, s'ouvre par une apostrophe àSul-malla, fille du roi d'Inishuna, qu'Ossian rencontra «à la chasse, en revenant delà bataille de Rath-col. Sul-malla invite Ossian et Oscar à une ïéte au palais de son père qui pour lors était absent et engagé dans une guerre. Dès qu'elle apprend leurs noms et leur origine, elle leur raconte une expédition de Fingal à Inis-huna. Elle vient par hazard à parler deCatbinor, chef d'Atha, qui avait suivi le roi d'Inishuna et lui prêtait ses secours contre l'ennemi. Ceci donne occasion à Ossian de dire l'histoire de Culgorm et Surandrolo, deux rois scandinaviens, dans les guerres desquels, lui-même et Cathmur se trouvèrent engagés chacun dans un parti opposé. Cet épisode est imparfait, une partie de l'original étant perdue. Ossian , averti en songe par l'ombre de Trenmor, part d'Inishuna.

Qui marche si majestueusement sur Lumon, près du rugissement des eaux écumantes? Ses cheveux tombent sur son sein ; derrière elle on voit son bras blanc tandis qu'elle bande lentement son arc.

Pourquoi erres- tu dans les déserts comme une lumière sur une plaine de nuages? Les jeunes chevreuils tremblent sur leurs rochers secrets. Retire-toi, fdle des rois! Le nuage de la nuit s'approche! C'était Sul-malla aux yeux bleus, la jeune branche de la verte Inis-huna. De son rocher elle nous envoya un barde pour nous inviter à sa fête. Au milieu des cbants nous nous assîmes dans la salle de Cluba. Les blanches mains de Sul-malla erraient sur les

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cordes tremblantes. Dans l.s gons de m uarpe «>" , m. ikI.iii a moitié le ooui du roi «I Aili.i : celai qui absent alors, étail allé combattre pour le vert pays .le Siil-in.illa. .Mais il nCiaii point absent <l< ion âme; la nuit il visitait ses pensées ^ el Ton-tuena,

le contemplait du haut de> cieux cl la \ o\ a il aeilant ses l>can\ liras.

Le |)i ml des coupes cessa. Au milieu de sa longue

chevelure, Sul-malla se levé; les yeui baissés elle

nous parle ei s'inii »i uqc de ootre course à travers les

mers : u ( '.ar vous êtes sans dûUtC (le la race des loi-,

ô majestueux chevaucheurs des vagues? » — « l' Ma

aux veux bleus des mis, lui répondis- je, il n'est pas

inconnu sur ces rivages, le père (le notre i Si 6 '■

Cluba a entendu parler de FingaJ ! Osstan et Oscaa soin connus ailleurs que sur les rives de (loua. A noire voix les ennemis ont tremblé dans les pays lointains, n

Sul-malla a vu, reprit la jeune fille , le bouclier du roi de Morven. Il est suspendu dans le palais de mon père en mémoire du temps où Fingal vint à Cluba dans les jours du passé. Le sanglier de Culdarnu rugissait au milieu des bois et des rochers, lnis-huna envoya contre lui ses jeunes guerriers; mais ils succombèrent et les vierges pleurèrent sur leurs tombes. Fingal s'avança sans crainte vers Culdarnu. Sur son épée se brisa la force hérissée des forêts. On dit qu'il était beau dans sa chevelure, le premier des hommes ! A nos fêtes il ne vantait point ses exploits : le souvenir de ses actions s'effaçait de son âme de feu , comme les vapeurs flottantes, de la face du soleil voyageur. Les yeux bleus des vierges de Cluba ne suivaient point avec indifférence ses pas majestueux; et l'image du roi de Sel ma se levait pendant la nuit au milieu de leurs pensées. Mais les vents ramenèrent l'étranger à la vallée de ses chevreuils. Comme un mg£éai;e qui

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