‹ Ossian, uvres complètesChapitre 29 sur 102 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

• le ma course! Places trois lances à m< - 1 6t - : mi

\r/ [cfl bonds «le mes coursiers; que mou Ame -<>i!

forte* dans nies amis, quand la bataille s'assombi ira autour des éclairs de mon glaive! »

Comme se précipite un torrent d'écume des basleurs lombrement ombragées du Gromla, quand le tonnerre plane dans les oieux, que la nnii u breuse enveloppe la moitié de la colline, ei qu'à u avcrs les brèches de la tempête apparaissent l< ■> faces livides < l«*s fantômes; aussi farouche, aussi raste, aussi terrible se précipita lafoule desenfants d'Erin. Le chef, semblable à une haleine de l'Océan que

toutes les values poursuivent, verrait >;i valeur devant lui, comme un torrent qui roule ses eaux puissantes sur le rivage. Les fils de Loclilin entendirent ce bruit, comme la rumeur (Tune tempête d hiver.

Swaran frappa son bouclier; il appela lefils d'Arno. « Quel est ce murmure qui roule sur la colline, semblable au bourdonnement des insectes du soir? Les fils d'Erin descendent, ouïes vents rugissent dans les bois éloignés. Tel est le bruit du Gormal avant que les vagues lèvent leurs têtes blanchissantes. Va, fils d'Arno, monte la colline, examine la brune surface de la bruyère ! »

Il partit; et vite il revint tout tremblant, ses yeux erraient égarés autour de lui. Son ceeur battait avec force contre sa poitrine, ses paroles étaient pénibles, lentes et entrecoupées. Lève-toi, fils de l'Océan, lèvetoi, chef des boucliers! je vois le noir, l'impétueux torrent des combats ; la force profonde et mouvante des enfants d'Erin. Le char de la guerre s'avance, comme la flamme de la mort! Le char rapide de Cuthullin, le noble fils de Sémo. Le char s'abaisse derrière, comme une vague près d'un rocher; comme sur la bruyère un brouillard rayé par le soleil. Ses côtés sont incrustés de pierres et étincellent comme la mer autour d'un esquif, la nuit; le timon est d'if

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poli; le siège de Tos le plus uni. Les flancs en sont hérissés de lances, et le fond est le marche-pied des héros ! Devant la droite du char, on voit le cheval hennissant aux longs crins, au large poitrail, aux vastes bonds, le superbe et vigoureux coursier des montagnes. Son pied est fort et retentissant; sa crinière flottante s'étend comme des ondes de fumée sur une chaîne de. rochers. Brillants sont les flancs de ce coursier; son nom est Sulin- Sifadda! Devant la gauche du char on voit le cheval hennissant à la mince crinière, à la tète haute, aux pieds robustes, le fils léger et bondissant de la montagne : son nom est Dusronnal, parmi les orageux enfants de l'épée. Mille courroies suspendent le char. Des mors durs et polis brillent dans un flot d'écume; des rênes légères, garnies de pierres brillantes, flottent sur le cou majestueux des coursiers; de ces coursiers qui, comme des nuages , volent à travers les vallons. Us ont dans leur course la légèreté des cerfs et la force des aigles descendant sur leur proie; leur bruit est semblable aux vents d'hiver sur les flancs du Gormal à la tête de neige.

Dans le char est le chef; le fils de l'épée, au bras puissant. Le nom du héros estCuthullin, fils deSémo, le roi des coupes. Sa joue rouge est comme mon arc poli; le regard large de son œil bleu roule sous l'arc sombre de ses sourcils. Sa chevelure vole derrière sa tète comme une flamme, quand penché en avant, il agite sa lance. Fuis, roi de l'océan, fuisl il vient comme la tempête le long de la vallée!

Quand ai-je fui? répondit le roi, quand Swaran a-t-il fui de la bataille des lances? quand me suis-je retiré du danger, chef à l'âme débile"? J'ai bravé les tempêtes du Gormal, quand l'écume des vagues battait avec fureur; j'ai bravé la tempête des nuages, et Swaran fuirait devant un héros! Quand Fingal lui-même serait devant moi, mon âme ne s'obscur-

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