‹ Ossian, uvres complètesChapitre 32 sur 102 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

Argument.

L'esprit de Crugal , héros Irlandais tm: dans le combat, apparaissant à Connal, prédit ta défaite de Cuthullin dans I : prochaine bataille et lui Conseille fortement de saire la paix ;iv. -c Swaran. Connal fail part de sa vision ; mais Cathullin est inflexible: d'après un principe d'honneur, I ne roulait paa être le premier à rechercher la paix, et il résolut de continuer la guerre \.< jour arrive: Swaran prop Cuthullin des ("ii litions peu honorables qui sont njetees. La bataille s'engag et se soutient opiniâtrement pendant quelque temps, jusqu'à ce (|n<' Grnmal prenant la fuite, toute l'armée irlandaise est mise en déroute. Cuthullin et Connal couvrent leur retraite. Canil les mène sur une hauteur vouine, où ils -mit bientôt suivis par Cuthullin luimême qui aperçoit la Hotte de Fingal, cinglant vers la côte. La nuit survenant, il la perdu de vue. Cuthullin , abattu par sa défaite, attribue le majivais succès <!e ses unies à la mort uV Ferda son ami, quil avait tué quelque temps auparavant. Carril, pour montrer que le mauvais succès ne suit pas toujours ceux qui ont tué innocemment leurs amis, raconte l'épisode de Connal et de Calvina.

Connal 'dormait au bruit du torrent de la montagne, sous L'arbre séculaire, lue pierre avec sa mousse soutenait sa tête. Il entendait, à travers la bruyère de Lena, la perçante voix de la nuit. Il reposait à quelque distance des héros : le fils de l'épée ne craignait nul ennemi!

Le héros vit, dans son sommeil, un sombre et rouge torrent de feu se précipiter de la colline. Sur

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le météore enflamme était assis Crugal, chef qui tomba dans la bataille. II tomba sous la main de Swaran en combattant dans la mêlée des braves.

Son visage est comme le rayon de la lune à son couchant; il est vêtu des nuages de la colline; ses yeux sont deux flammes mourantes; noire est la blessure de son sein, u Crugal, dit le puissant Connal, fils de Dedgal, fameux sur la colline fies chevreuils, pourquoi si pàleetsi triste, ô toi, qui brisais les boucliers? tu n'as jamais pâli de crainte. : qui trouble l'ombre de Crugal? »

A moitié visible et dans les larmes, il étendit sa pâle main au-dessus du héros ; tristement il éleva sa voix, faible comme le vent dans les roseaux du Lego.

"Mon esprit, ô Connal ! est sur mes collines; mon corps, sur les sables d'Erin. Tu ne t'entretiendras jamais avec Crugal , et tu ne trouveras plus sur la bruyère la trace de ses pas. Je suis léger comme la brise du Cromla, et je glisse comme l'ombre du brouillard. Connal, fils de Colgar, je vois un nuage de mort; il plane, sombre, au-dessus des plaines de Lena. Les fils de la verte Erin doivent tomber; éloigne-toi du champ des fantômes! » Semblable à la lune obscurcie, il disparait au milieu d'un tourbillon de vent. « Arrête, s'écrie le puissant Connal , arrête, mon sombre ami ! éloigne de toi ce météore du ciel, enfant de l'orageuse Cromla! Quelle caverne est ta demeure, quelle colline à la verte tête est l'asile de ton repos? N'entendrons-nous plus ta voix dans la tempête, dans le bruit du torrent des montagnes; quand les faibles enfants des vents sortent, et, à peine aperçus, passent sur le désert? »

Connal, à la voix douce, se lève, au milieu de ses armes bruyantes; il frappe son bouclier au-dessus de Cuthullln, et le fils de la bataille s'éveille.

« Pourquoi , dit Cuthullin , pourquoi Connal

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