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virn!-il .1 travers mon sommeil ? Ma lance aurait pu, trompée par le bruit, se tourner contre toi, <:' Cutlnilliii .iiii.iii .1 déplorer la mort de ion ami. Parle, Counal, fils de ( iolgai . parle, ton ;i\i^ est l'astre du ciel, n
« I ils de Sémo, répliqua 1<- chef, le Fantôme <!<• Crugal csi sorti <!<■ Ba caverne : les étoiles ><intillaienl faiblement à travers ~<>n ombre; ->.i vois était comme l<- bruit d'un torrent lointain. (Test un messager de mort ; il parle «!<• l'étroite et sombre demeure. Demande la paix, ô chef d'Emu, ou fuis à travers la bruyère de Lena. »
u II parla à ( Sonnai, répondit le héros, quoique les étoiles scintillassent faiblement à h avers Bon ombre! Fils de Colgar, c'était le vent <|ui murmurait a ton oreille; ou si c'était le fantôme de Crugal, pourquoi ne l'as-tu pas forcé <l<* paraître à ma vue? Lui as-tu demandé où est sa caverne? la demeure de ce fils de L'air? .Mou épée pourrait trouver cette voix et forcer Crugal a révéler l'avenir. Mais légère est sa science de l'avenir, ô Counal! Aujourd'hui même il était parmi nous. Il na pas eu le temps de franchir nos collines : qui a pu l'instruire de notre chute? » — u Les fantômes volent sur les nuages et chevauchent sur les vents, répondit la sage voix de Connal ; ils reposent ensemble dans leurs cavernes et s'entretiennent des mortels. »
Qu'ils s'entretiennent donc des mortels, de tous, excepté du chef d'Erin; que je sois oublié dans leur caverne. Je ne fuirai point devant Swaran! Si je dois succomber, ma tombe s'élèvera au milieu de la renommée des temps futurs : le chasseur versera une larme sur ma pierre; la douleur habitera autour de la blanche Bragela. Je ne crains pas la mort; je crains de fuir! Fingal m'a vu victorieux. Toi, obscur fantôme de la colline, montre-toi devant moi; viens sur ton rayon céleste, montre-moi ma mort dans ta
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main, et je ne fuirai pas encore, faible enfant de la brise! Va, fils de Colçar, frappe le bouclier: il est suspendu entre les lances. Que mes guerriers se lèvent à ce bruit, pour les combats d'Erin. Quoique Fingal tarde à paraître avec la race de ses îles orageuses, nous combattrons, fils de (lolgar, et nous mourrons dans la bataille des braves!
Le son se répand au loin. Les béros se lèvent comme le brisement d'une vague bleue roulant sur le rivage : ils se tenaient sur la bruyère comme des chênes avec toutes leurs branches, lorsqu'ils gémissent sous un torrent de grêle et que les vents sifflent dans leurs feuilles flétries.
De la haute Cromla, la tète de nuages est grise; le jour tremble sur l'Océan à demi éclairé ; le brouillard bleu nage lentement autour d'eux et cache les fils d'Inis-fad.
"Levez-vous, dit le roi des sombres boucliers, vous qui êtes venus des vagues fie Lochlin ! les enfants d'Erin ont fui devant nos armes; poursuivonsles sur les plaines de Lena! Morla , va au palais de Cormac ; somme-le de se soumettre à Swaran , avant que son peuple ne disparaisse dans la tombe et que le silence ne s'étende sur son île! » Ils se levèrent bruyants comme une nuée d'oiseaux de mer, quand les vagues les chassent du rivage. Leur bruit était pareil à celui de mille torrents qui se rencontrent dans la vallée de Cona, lorsqu'après une nuit d'orage ils roulent leurs sombres tourbillons sous la pâle lueur du matin.
Gomme les noires ombres de l'automne volent sur les vertes collines, ainsi sombres et menaçants viennent, l'un après l'autre, les chefs des forets retentissantes de Lochlin. Superbe comme le chef de Morven, le roi , devant eux, marchait avec majesté. Son bouclier brille à son côté comme une flamme nocturne sur la bruyère, quand le monde est silen-