‹ Ossian, uvres complètesChapitre 35 sur 102 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

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i-il, les vaisseaux «!< ^ llea Bolitaires! Voit i I ingal, le premier des hommes, !<• Beau des boucliers ! Lea vaguea et umem devant aea □ mata

avec leura voiles Boni comme dea foré ta dans lea nuages ! »

Soufflez, dit Cuthullin, soufflez, ô venta qui i autour de mon lie < I < - brouillard a. Viena, pour la mort de mille ennemia, ô roi de l.i retentiaf Selma. Tea voilea, mon ami, sont pour moi lea nuagea du maiin; tes vaisseaux la lumière <!n <: toi-même une colonne de feu qui la nuit brille aur le monde. OConnal, premier dea hommes, combien dan 9 la tristesse nos amis sont les bien-venus! la nuit s'épaissit autour de nous. Ou .sont maintenant les vaisseaux de Fin gai? Passons ici I<\s heures des ténèbrea et hâtons par nos vœux le lever de la lune. »

Les vents descendent sur les Lois. Les torrents tombent des rochers; la pluie s'amasse sur la tête du Cromla. Les rouges étoiles tremblent entre les nuages fugitifs. Triste, sur le bord d'un ruisseau dont le murmure est répète par un arbre, triste, sur le bord d'un ruisseau est assis le chefd'Erin. Connal, fils de Colgar, est près de lui avec Carril des temps passes, h Malheureuse est la main de Cuthullin, dit le fils de Sémo, malheureuseestlamain de Cuthullin depuis qu'il a tué son ami! Ferda, fils de Damnian, je t'aimais comme moi-même! n Comment, Cuthullin, fils de Sémo, comment tomba celui qui brisait les boucliers? Je me souviens, dit Connal, du ii lsde Damman : grand et gracieux, il était comme are pluvieux du ciel. »

1 44 FINCAL.

Ferda, chef de cent collines, était venu d'Albion. Dans le palais de Mûri, il apprit Tépée et gagna l'amitié de Cuthullin. Nous chassions ensemble; dans le même lit nous reposions sur la bruyère.

Deugala était l'épouse de Cairbar, chef des plaines dTllin. Klle était environnée de la lumière de la beauté: mais son cœur était la demeure de l'orgueil. Elle aima ce rayon de jeunesse, le fils du noble Damman. m Cairbar, dit Deugala aux bras blancs, donne-moi la moitié du troupeau, je ne veux plus rester dans tes salles. Partage le troupeau, sombre Cairbar! » « Que Cuthullin, dit Cairbar, partage mon troupeau sur la colline; son cœur est le siège de la justice. Pars, lumière de beauté! b J'allai, je partageai le troupeau. Un taureau, blanc comme la neige, restait; je le donnai à Cairbar. La rage de Deugala s'alluma! n Fils de Damman,. dit cette beauté, Cuthullin a affligé mon âme. Il faut que j'apprenne sa mort, ou le torrent de Lubar roulera sur moi. Mon pâle fantôme errera près de toi et pleurera la blessure faite à mon orgueil. Verse le sang de Cuthullin ou perce ce sein gonflé de soupirs! » a Deugala, dit le jeune homme aux cheveux blonds, comment pourrais-je donner la mort au fds de Sémo? Il est l'ami de mes secrètes pensées et je lèverais l'épée contre lui ! » Trois jours elle pleura devant le chef; le quatrième il promit de combattre. « Je combattrai mon ami, Deugala, mais puissé-je tomber sous son épée! Pourrais-je errer seul sur la colline et soutenir la vue du tombeau de Cuthullin? n

Xous combattîmes sur la plaine de Mûri. Nos épées évitent de blesser; elles glissent sur les casques d'acier ou résonnent sur les boucliers polis. Deugala était présente; avec un sourire elle dit au fils de Damman : a Ton bras est faible, rayon de jeunesse! Les années ne t'ont pas donné la force de

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