‹ Ossian, uvres complètesChapitre 46 sur 102 · LIVRE CINQ1 'i \\K · texte numérisé non relu

LIVRE CINQ1 'i \\K

au-dessus il < n\ ttois. Ton Bis, i "i de Morven, rc« posai a ici .n ec des liéi i

« Et ii (ils , «lit Pinçai , reposai eux :

Il roii de leur gloire i ésonne .» m Fillan

ei I < i ; , 1 1 -- , portez ici ( hrla, le pâle ei jeune ;;<< «les mes du Lota; Ryno ne sera point couch la terre près d'un rival indigne, lorsque Orla

i ses i ôtés. Pleurez, filles de Morven ! < ? vous, vierges du Lota, pleurez! Comme un arbre ils croissaient sur les collines ; ils sont tombé

ênedu déserl , lorsque, couch • au travers «Tnn torrent, il se flétrit au vent. Oscar, chef de la jeunesse, in vois comment ils ont péri j imine eux , renommé sur la terre : sois, comme eux , I jet <lu chant des bardes! Leur asp et était terrible dans le combat; mais calme était Ryno dans les jours de la paix. Il était comme l'arc de la pluie que, de loin, Ton aperçoit sur le torrent, quand le soleil se couche sur Mora, et que le silence habite la colline des chevreuils. Repose, ô le plus jeune de mes fils! repose, o Ryno, sur la plaine de Lena! ÏNous aussi, bientôt nous ne serons plus: un jour doivent tomber les guerriers! »

Telle était ta douleur, roi des épées, lorsque Ryno reposait sur la terre. Quelle doit être la douleur d'Ossian, puisque toi-même tu t'es en allé! De loin je n'entends plus ta voix surCona; mes yeux ne t'aperçoivent plus. Souvent, triste et délaissé, je m'assieds sur ta tombe et la touche de mes mains. Quand je crois entendre ta voix, ce n'est qu'une brise qui passe ! Depuis longtemps Fingal s'est endormi, Fingal l'arbitre de la guerre!

Alors Gaul et Ossian s'assirent avec Swarao sur les douces et vertes rives du Lubar. Je touchai la harpe pour distraire le roi; mais sombre était son front. Il portait vers Lena ses yeux rouges de larmes : le héros pleurait son armée. Je levai les yeux

ifa FINGAL.

vers la cime du Cromla, et fapi rçua le fils du généreux Semo. Triste et à pas lents.il se retirait delà colline vers la caverne solitaire de Tura. Il avait vu Fingal victorieux et la douleur se mêlait à sa joie. Le soleil brille sur son armure : Connal le suit à pas lents. Ils disparaissent derrière la colline, comme deux colonnes de feu, pendant Ja nuit, lorsque les vents les chassent sur la montagne et que la bruyère s'enflamme et retentit. Non loin d'un torrent à la bouillonnante écume, sa caverne est dans un rocher. Un arbre se penche au-dessus et les vents munissent dans l'écho de ses flancs. C'est là que repose le chef dErin, le fds du généreux Semo. Il pense aux batailles qu'il a perdues et les larmes sont sur ses joues. 11 pleure le départ fie sa gloire qui s'est envolée comme le brouillard de Cona. O Bragéla , tu es trop loin, trop loin pour consoler l'âme du héros! Mais que ta brillante image se montre à son esprit pour que ses pensées revolent vers le solitaire rayon de son amour!

Quel est celui qui s'avance sous les boucles de la vieillesse? C'est le fds de l'harmonie. « Salut à toi, Carril des temps passés! Ta voix est comme la harpe dans les salles de Tura. Tes paroles sont agréables comme la pluie qui tombe sur les champs pleins de soleil. Carril des anciens jours, pourquoi quittes -tu le fils du généreux Semo? »

a Ossian, roi des épées, répondit le barde, bien mieux que moi tu sais élever la voix des chants. Depuis longtemps tu es connu de Carril, ô toi qui règles les combats ! Souvent j'ai touché la harpe pour la belle Éverallin; souvent tu t'es joint à ma voix dans les salles de Branno aux coupes généreuses; et souvent, au milieu de nos voix, on entendait la bien douce Éverallin. Un jour elle chantait la chute de Cormac, le jeune guerrier qui mourut pour obtenir son amour. Je voyais des larmes sur ses joues et sur

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i' ^ ihiiih -, <> i lui <li > liomme Son quoiqu'elle

ne l'ai mal point, était touchée du sorl de ecl infortuné. Comme elle était belle, entre mille vierg Bile <ln ;;< m i < \i\ Brannol »

Se rappelle point, Carril, lui dis* je, ne rappelle point sa mémoire à mon âme! \ son souvenir il faut que mon cœur se fonde el que mes yeux aient des larmes. Elle esl pale dans 1s terre, la douce et rougissante \ h i ;•<• de mon ;i nourl Mais assieds» toi Bur la bruyère; 6 barde 1 et fais-nous entendre ta \<»i\. 1511e est douce comme la brise <!n printemps qui soupire à l'oreille «lu chasseur, lorsquil s'éveille d< rêves < l«- x;i joie et qu'il a entendu la musique des esprits <1<- la colline ! »

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