‹ Ossian, uvres complètesChapitre 94 sur 102 · LIVRE Ml rill.MI · texte numérisé non relu

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lante sur le genéi flétri étincelle la lance «In héro \ cette vue la douleur troubla l'âme du roi, comme les tourbillon! sur mu lac en obscurci88en( les ondes. Soudain il détourne ses pas ei «'appuie bui lance inclini i la blanche poitrine, riei I en

bondissant de joie au devant des pas connus de Fingal. Il vini i, mais il tourne lesyeuxvers la caverne ou i p. se le cliassi uraux yeu* bleus; car il avait coutume (l'aller, avec le jour, au lii de rosée du chevreuil. Ce l'ut alors que coulèrent les lai mes «lu roi, et son âme était sombre. Mais comme le vent qui s'élève, dissipe les pluies d'orage et découvre au soleil les torrents qui blanchissent et les hautes collii aux têtes de verdure; ainsi le retour de la guerre l'ait briller l'âme de Pingal. Appuyé sur sa lancé il franchit le Lu bar et frappe son bouclier sonore. Tous les rangs de son armée s'avancent en même temps avec leurs lances aiguës.

lùin entend leur bruit sans crainte et ses vastes flots descendent et roulent dans la plaine. Le sombre Maithos, à Tune des ailes de l'armée, fronce épais sourcils et regarde l'ennemi. Prés de lui Hidalta, ce rayon de lumière ! Vient ensuite le farouche Maronnan aux obliques regards. Cronar au bleu bouclier lève la lance et Cormar livre à la brise son épaisse chevelure. Lentement, de derrière un rocher, s'élève la forme brillante d'Atha. D'abord apparaissent ses deux lances aiguës, ensuite la moitié de son bouclier luisant, semblable au lever d'un météore nocturne sur la vallée des fantômes. Mais quand il parut dans tout son éclat, les armées en même temps se plongèrent dans le combat. Les flots étincelants des lances ondoient de chaque coté.

Quand deux mers agitées, qui sentent les ailes des vents opposés, roulent toutes leurs vagues et se heurtent dans le détroit de Lumon aux flancs hérisses de rochers; la course obscure des fantômes

3a4 TEMOKA.

est sur les montagnes retentissantes; enlevés par les vents, les bois déracinés tombent dans l'abîme au milieu des sentiers écumants des baleines: ainsi se confondent les armées! Maintenant c'est Fingal ; maintenant c'est Cathmor qui s'avance! La sombre tourmente de la mort est devant eux! L'acier brisé roule en éclats sous leurs pas, et ces rois impétueux abattent à grand bruit les rangs des boucliers. Sous les coups de Fingal Maronnan tombe étendu à travers un torrent; les ondes s'amoncellent à ses côtés et jaillissent écumantes au-dessus de son bouclier. Clonar est percé par Catbmor, mais le chef n'est point renversé, un chêne, danssa chute, l'arrête par les cheveux. Son casque roule sur la terre, son large bouclier reste suspendu à sa courroie et ruisselle de son sang. Tla-min pleurera dans sa demeure et frappera son sein gonflé de soupirs !

Ossian , à l'une des ailes de l'armée, n'oubliait point sa lance. De morts il jonchait la plaine. Le jeune Hidalla se présente. — « Douce voix des rives de Clonra, pourquoi lèves-tu le glaive? Pourquoi ne nous sommes -nous pas rencontrés à la lutte des chants, dans ta vallée des roseaux! » Malthos le voit tomber, et plus sombre encore se précipite au combat. Des deux côtés du torrent nous nous plongeons dans une lutte terrible. Le ciel roule et s'abaisse! les voix des vents impétueux éclatent autour de nous. Les montagnes, par instants , sont revêtues de feu. Le tonnerre roule dans le sein des nuages. L'ennemi recule dans les ténèbres ; les guerriers de Morven s'arrêtent éperdus. Cependant, je me penche sur le torrent et le vent siffle dans mes cheveux.

Alors s'élèvent la voix de Fingal et le bruit des ennemis en fuite. De temps en temps, à la lueur des éclairs, je voyais le roi marcher sombrement danssa puissance. Je frappai mon bouclier sonore et me

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