Polons-choubok
4. Sous-chegreika, mot à mot : pelisse qui chauffe l’âme. Ce vêtement
ne descend pas au-dessous de la taille.
10 OSTAFIÉVO J] n'y a pas de trève aux joyeuses acclamations, aux chansons,
aux fêtes, aux réjouissances. Comment ces tristes Allemands pourraient-ils chanter un duo avec nos bogatirs!?
ET | : . . ’ . . » A ?e
Je n'ai jamais rien vu d’aussi misérable que les traïneaux d'ici. Nous autres, vrais Russes, nous avons scrupule de prendre place dans ces véhicules étrangers.
Oh! non, ma belle, ta place n’est pas ici, cette région n'est pas celle qui te convient. Ici, la neige ne forme jamais qu'une mince couche et le froid a la même fadeur que le peuple.
Comment te fêter, mon amie chérie; avec un bock de bière, un cigare desséché: ou bien avec une saucisse fumée? La bière alourdit le sang, elle rend l'esprit aigre et le visage bouffi. Quelle différence avec notre petite vodka” qui réchauffe si bien.
Lorsque la vodka entre en scène, elle murmure à votre oreille maints propos agréables et le vin de la veuve Clicquot, lui-même, ne saurait inspirer de plus aimables chansons.
Notre compatriote s’abandonne à la joie avec expansion. J] prend une coupe enchanteresse et, alors, pour lui, Ja vie ne vaut pas plus qu’un kopek, l’affreuse mort lui devient indifférente.
L'Allemand, oh! celui-là est un savant! L’Allemand est passé maître en tout! L'Allemand possède une telle profondeur de jugement, qu’il vous fait crouler comme dans un abîme sans fond!
Mais si, usant de la façon dont notre caractère national nous fait apprécier les gens, on observe J’Allemand à l'improviste, surtout l'hiver, je vous assure que l’on constate qu’il ne vaut que bien peu.
Le prince Pierre Wiazemsky a composé cette pièce de vers