Les blinis sont des crêpes russes
C’est en ton honneur que la Russie, fille d’ancêtres orthodoxes, construit des montagnes de glace et s'amuse nuit et jour.
Partout, des jeux, de fraternelles bambochades; les cœurs sont comme ouverts à deux battants; les froibas! frémissantes froissent la neige devant le perron des habitations.
Puis voici qu'elles s'élancent, qu'elles volent avec la rapidité du faucon qui fend les airs. Le cocher“ rassemble adroitement les rênes dans sa main vigoureuse.
Coiffé de son bonnet, vêtu de sa pelisse” bleue, il est d’allure très crâne. Soit en sifflant, soit en leur adressant une bonne parole. il excite ses courageux coursiers.
La mère, au corps opulent, drapée dans sa pelisse, est cérémonieusement assise dans Île traîneau; à côté d'elle, sa fille, qui porte un justaucorps* fourré, à l’éclat d’un coquelicot.
Le givre impalpable foisonne sur ses vêtements qu’il argente, et le froid qui caresse ses joues en taquine le duvet délicat.
Et la jeune fille, plus blanche et plus rose, s’épanouit en sa beauté ; elle ressemble à la neige qui scintille sous les rayons de l'aurore.
Elles sont emportées sans obstacie le long des champs et des rivières; les noisettes craquent sous leurs dents.
À la ville, au village, les jeunes, les vieux, tous sont gais, car pour tous, l’hiver est comme un parent et un ami. Le Carnaval est pour chacun une cause d’allégresse.