CHAPITRE XI PATHOGÉNIE
Nous entrons ici dans le domaine de l’inconnu. Toutes les théories peuvent être émises puisque nous ne possédons aucune notion étiologique. Aucune d'elles ne peut satisfaire pleinement notre esprit. Nous allons les énumérer pour les critiquer.
Théorie traumatique. — La plupart des auteurs allemands suivant, en cela, les opinions de Reklinghausen font jouer un rôle important aux foyers hémorragiques, notamment pour les kystes des os. Pour eux, le traumatisme engendre un hématome, lequel perturbe la circulation à ce niveau ; d’où une résorption osseuse considérable. Or, Policard et Leriche font remarquer dans leurs travaux sur l’ostéogénèse que la stagnation sanguine favorise le dépôt des sels calcaires et partant l’ossification ? D'ailleurs, dans l’ostéite fibreuse simple, nous ne retrouvons pas de foyers hémorragiques. Des hémorragies peuvent compliquer la lésion initiale ; elles sont secondaires et non primitives. La théorie traumatique ne justifie donc par les faits et la théorie des hématomes est des plus discutables.
Théorie inflammatoire. — Reklinghausen l’a particulièrement soutenue, encore que dans son mémoire posthume, il fasse des réserves à ce sujet. Mile Testoud (1) la reprend
(1) Mlle Tesioud. — Contribution à l’étude de l’ostéite fibrokystique localisée des os longs (Thèse, Alger, 1922.)