OBSERVATION IV
Troisième cas de Langenskiold
(Acta Chirurgica Scandinavica, p. 30, 1920)
E. K..., 19 ans, fille d’un cordonnier d’Helsingfors.
Parents et trois collatéraux sains, pas de tuberculose dans la famille. La malade n’a pas fait de troubles de rachitisme. Sa première dent a fait son éruption vers 10-11 mois, elle a appris à marcher vers le commencement de sa deuxième année.
À 2 ans, elle aurait eu une affection cutanée ; à 7 ans, la varicelle ; à 9 ans, la rougeole.
À ]12 ans, l'enfant se plaint de douleurs dans la région maxillaire supérieure droite. Les parents remarquent que la joue droite est enflée. Cette tuméfaction augmente lentement et finit par devenir importante.
En 1910, elle est reçue à l'hôpital Marie. À ce moment, on constate une proéminence de la joue droite, d'origine osseuse. Les téguments sont en effet normaux. La deuxième grosse molaire supérieure droite est cariée. Toutes les autres dents sont saines. Le rebord alvéolaire sur son versant vestibulaire est Luméfié et cette tuméfaction se continue directement avec celle du corps du maxillaire. La face palatine est normale, Les cornets sont hypertrophiés. I n’y a pas d'écoulement purulent par le nez.
A titre d'essai, on donne pendant trois semaines 3 grammes