AVANT-PROPOS
Le but de cette thèse est d'étudier l’ostéite fibreuse, en tant que processus morbide et de décrire les localisations de cette affection au niveau des maxillaires.
Nous avons été conduits à choisir ce sujet, en observant avec notre maître, le Professeur Cunéo, une malade atteinte de cette singulière ostéopathie, au niveau de son maxillaire supérieur droit.
Ce cas nous avait étonné par son aspect clinique anor-mal, son image radiographique nouvelle pour nous et sa formule histologique. Et lorsque nous avons voulu nous documenter, nous avons constaté la pénurie des travaux français sur l’ostéite fibreuse contrastant avec l'abondance de la littérature étrangère. C’est pourquoi nous avons cru intéressant de faire un travail d'ensemble sur cette question.
Au même moment, nous avons eu la bonne fortune de voir avec MM. André Léri et Faure-Beaulieu, un malade atteint d’une forme généralisée d’ostéite fibreuse ; ce qui illustra pour nous l’étude de la maladie de Reklinghausen.
Enfin, un cas de léontiasis ossea qui fera l’objet d’une prochaine publication avec MM. Lemaître et Rouget, nous a instruits sur les différences qui existent entre la léontiasis et l’ostéite fibreuse.
Nous pouvons donc apporter avec ces quelques faits une modeste contribution à l'étude de ces ostéopathies qui constituent l’un des chapitres les plus passionnants, mais aussi les plus obscurs de la pathologie osseuse.
SRE rase
Cette obscurité tient à notre ignorance totale de l’étiologie de ces affections. Èt comme l’histologie sans l’histophysiologie est incapable de nous faire connaître le mécanisme intime de ce processus morbide, nous en sommes réduits à de simples hypothèses.
Aussi, avons-nous adopté le plan de thèse suivant :
Un chapitre de généralités nous a paru nécessaire pour la bonne conception des rapports qui unissent l’ostéite fibreuse, la maladie de Paget, la maladie de Reklinghausen et le léontiasis ossea:
Nous avons ensuite décrit les manifestations de l’ostéite fibreuse au niveau des maxillaires, Ce qui nous a permis d’énoncer les faits cliniques, radiographiques et anatomiques définitivement acquis.
Nous nous sommes longuement appesantis sur le diagnostic, en nous efforçant de résumer toutes les acquisitions récentes qui ont été faites sur les tumeurs bénignes des maxillaires, la léontiasis ossea et le goundou.
Et, nous avons rejeté à dessein à la fin de cette thèse, la pathogénie et l’histogénèse de l’ostéite fibreuse, où tout n’est qu'hypothèse.
TR