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HISTORIQUE ET DÉMEMBREMENT DE L'HYPERTROPHIE DIFFUSE DES MAXILLAIRES

L’hypertrophie diffuse des maxillaires est mal connue. Les livres classiques n’en parlent que fort peu et l’on y trouve rangé toute une série de faits disparates. Il importe donc d’en reprendre l'historique.

La première observation remonte à Malpighi, en 1697 ; mais il faut arriver en 1876 pour retrouver le premier travail d'ensemble de Virchow. Il le fit à propos d’un cas personnel qu'il rapportait à un érysipèle de la face récidivant. Il comparaît le processus osseux à l’é’éphantiasis des parties molles et il désignait tous ces cas sous le nom de léonliasis ossea ; voulant rappeler par là, l'aspect léonin communiqué au facies par l’hypertrophie osseuse. Ce terme fut ensuite consacré à toutes les hypertrophies crânio-faciales.

Les thèses de Baumargarten et de Millel, en 1892, celle de Guignes, en 1904, s'occupent du même sujet et, à part quelques observätions publiées isolément, les travaux s’échelonnent de la manière suivante :

En 1908, Bockenheimer (1) publie un travail important appuyé sur vingt-cinq observations. Mais dans ses conclusions, il remplace simplement un mot par un autre;

(1) Bockenheimer. — Uber die diffusen Hyperostosen der Schädel und Gesichtknochen. Ostitis deformans fibrosa (Virchow’s Leontiasis ossea) (Arch. für Klinische Chirurgie, p. 511, 1908).

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il appelle hypertrophie ce que Virchow appelait léontiasis ; et il pense qu'elle est‘due à un processus anatomo-pathologique identique à celui de l’ostéite déformante.

En 1912, Boil (de Kôenigsberg) (1), reprend la question et range la léontiasis parmi les formes hyperostosantes de l’ostéite fibreuse.

En 1914, Frangenheim décrit d’abord une hyperostose familiale des maxillaires (2) ; et dans un autre article (3) sur l’ostéite fibreuse du crâne, il conclut :

« Quatre maladies ont été inscrites au tableau pathologique. de la léontiasis ossea. Klles ont déjà été suffisammentétudiées pour être représentées comme des maladies indépendantes :

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