‹ Ostéites et Ostéomyélites Pyohémiques à Staphylocoques de l'AdulteChapitre 8 sur 16 · RS · texte numérisé non relu

RS

aleme à M. le Professeur agrég

Ja

nu l’expression de notre gratitude pou NA VAR ù 1 De res Pad: 4 Me £pd 0 Ce ù bien voulu nous apport r dans le:

Eu 4.

NP TE Eu

: — 18 — Historique

Jusqu'à la thèse de Blanchon en 1894-1895, les ostéo-

myélites primitives de l'adulte étaient mal connues. La LA thèse de Lemoyne en 1885 en signale les premiers cas, mais ses observations n'étaient pas concluantes, puisque: “trois ‘ans après, à Ja Société de chirurgie, Reynier pou. e

vait encore nier l'existence de ces ostéomyélites primiti-

-ves. Il est de fait que dans la plupart des cas, ces ostéo-

myélites ne sont primitives qu’en apparence et que l'on peut retrouver dans les antécédents des malades une pre-

mière poussée d'ostéomyélite au moment de l’adoles-

cence. 's Il n’en reste pas moins que l’ostéomyélite aigue primi-

tive existe, et avant Blanchon, Trélat et Paul Berger

avaiént déjà publié des observations indiscutables. Lan- . nelongue à ce moment, pouvait aussi affirmer leur existence. Blanchon dans sa thèse précisa les premiers caractères particuliers de l’ostéomyélite de l'adulte, individualisant une ferme aiguë se rapprochant de la forme

. classique de l'adolescent et une forme d’abcès des cs.

‘Depuis lors, des cas nouveaux ont été signalés, mais tous les auteurs insistent sur la rareté de ces manifestations primitives chez l'adulte et dernièrement à l’cccasion de la communication d’un de ces cas à la Société de chirurgie par M. le Professeur agrégé Mocquot, en insis:

tait encore sur le fait qu'il s’agit en général d’ostéo-

pipe: d,

a ne Rae ns | 1e Nous apportons quatre nouvelles observations où q os . Do est indiscutablement primitive et. qui, de plus, ous permettent d’indiquer un des caractères qui nous È

* paraît dominer l’évolution de l’ostéomyélite de l’ adulte : sa tendance à à da formation de PONS multiples, succes-

Etiologie et Pathogénie

Les ostéomyélites de l’adulte sont dûües à l'infection de l’os par divers microbes : le streptocoque, le pneumocoque sont exceptionnellement en cause, de même que le bacille de Freedlander, Plus fréquemment, à la suite de maladies infectieuses, il peut se développer des ostéites

et l’ostéite typhique à bacilles d’Eberth est certainement

l’une des plus fréquentes.

Mais, comme d'ailleurs chez l’adolescent, le staphylocoque est, de loin, le microbe le plus fréquemment rencontré, et notre travail aura uniquement pour but l'étude des ostéomyélites à staphylocoques. Toutes les variétés de: staphylocoques sont pathogènes pour l’os de l'adulte, que ce soit le staphylocoque doré, blanc ou citrin, mais ainsi que chez l’adolescent, le staphylocoque doré est le plus communément observé.

Cependant, il semble que le staphylocoque citrin présente des caractères de particulière gravité et surtout de ténacité. Notre seule observation où il s'agisse de ce microbe montrera une évolution de plus de sept années et se terminera par la mort.

Nous n’insisterons pas sur la notion de porte d’entrée. Les travaux qui ont porté sur la staphylococcémie, notam ment ceux de Lemierre, ont montré sa nécessité absolue, les portes d'entrée cutanées et digestives étant le plus fréquemment empruntées. Dans trois de nos observa-

tions, la porte d’entrée est évidente : c’est soit un furoncle, soit un panaris, soit une affection pulmonaire aiguë. . Le point important est qu'il s'agit toujours d’une scepticémie. Le staphylocoque pénètre dans 1e torrent circulatoire et soit du fait de sa virulence, soit du fait de sa quantité, il résiste aux moyens de défense mis en œuvre “par l'organisme, et atteint l'os par da voie sanguine. Mais ce qui caractérise vraiment l’ostéomyélite de l'adulte, c’est la persistance de cette septicémie. Même le foyer primilif osseux guéri, le microbe continue à circuler dans le sang et à des intervalles plus où moins éloignés il retrouve sa virulence et développe de nouveaux foyers osseux, cutanés où visCéraux.

Nous n’avons pas personnellement d’'hémoculture positive qui nous permette d'affirmer la persistance de cette septicémie. La seule hémoculture qui ait été pratiquée chez une de nos malades a été négative. Mais tous les : travaux qui ont porté sur la staphylococcémie ont bien établi cette tendance du staphylocoque À persister dans l'organisme et la possibilité de réveils de sa virulence à intervalles plus ou moins éjoignés. D'ailleurs, le fait que la majorité des ostéomyélites de l'adulte est le réveil d’infections datant de l’adolescence, montre bien que le staphylocoque n’a jamais disparu de l'organisme tout en ne manifestant sa présence par aucun phénomène. Mais dans les ostéomyélites primitives, il semble que l’état de septico-pyehémie persisie plus accusé, comme en témoigne la succession rapide des foyers suppurés. Et ce fait peut paraître paradoxal qu'un microbes très-virulent et très pyogène puisse circuler dans le courant sanguin sans . développer des phénomènes généraux importants, ainsi qu'on à coutume de l’observer au cours des pyohémies.

Aveline, sous l'inspiration, de M. le professeur Delbet, en a donné l’explication.dans sa thèse : c’est qu'il se fait une neutralisation progressive des toxines, soit que l'or-

moe

* ganisme secrète spontanément des anticorps qui réalisent

une autovaccination antitoxique, soit que plus fréquemment, cette neutralisation soit favorisée par l'injection de vaccins. Cette neutralisation, pour Aveline, ne se produit pas d'emblée. Il a pu décrire trois périodes : une

première période où les toxines circulent en grande quan-

tité, déterminant de vives réactions générales et réalisant

‘le type habituel de la pyohémie; une période de pyohémie

atténuée, où la courbe est plus régulière, où l’état général se relève, et enfin une période de latence où les toxines sont neutralisées, les microbes continuant à circuler dans le sang avec production d'accidents silencieux, atténués,

à évolufion lente.

Dans nos observations, nous avons rarement retrouvé la première période qui est certainement plus fréquente chez l’enfant. Elle est cependant manifeste dans notre observation I, où l’on peut constater la succession des trois périodes. Mais le plus souvent la seule phase constatée est la phase de latence correspondant à la symbiose

totale.

Le caractère sur lequel nous voulons encore attirer l’attention est le caractère d’ostéotropisme que présente parfois le staphylocoque. En effet, si dans certaines formes pyohémiques, outre des foyers osseux, il se développe des abcès viscéraux ou sous-cutanés multiples; dans d’auires cas, au contraire, et entre autres l'observation III, il se développe uniquement des foyers osseux successifs. Le

microbe paraît présenter une affinité particulière pour la

moelle osseuse à l'exclusion des autres tissus. S'agit-il de prédisposition particulière du tissu osseux ?

S'agit-il, au contraire, de degré de virulence du microbe,

où plutôt d’affinité particulière du microbe pour le tissu

- osseux ? Ces propriétés relèvent-elles de la chimiotaxie ?

C’est un point qui est encore dans l’ombre et que rien Re nous penmat de trancher.

21Laf

# in * À À À luence localisatrice des Lo smes est ic marquable que dans L adole: cence. En tout.

ps & à 4

quatre cas d’ ostéomyélites, trois évoluent chez des fen

te. Mais: avant à D les a les, puis es Par din s de cette évolution À

& RTE AU {l nan 20 : =

Page 1