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avant de décider de Ja conduite à tenir.
Non opérées, ces lésions par aissent n’avoir aucune ten= dance à la guérison spontanée et la fistufation paraît “ee à
4 ap à
la règle. EE NRC
Le
la constitution d’une collection suppurée abondante qui
perfore le périoste, on peut opposer l’abcès intra- osseux. Notre observation HI en montre bien les caractères évo |
lutifs. | Se LAURE PRE
I} se tr aduit essentiellement, outre l'absence de phéno- o
mènes généraux et une évolution chronique, par 14 appa-
rition de douleurs au niveau d’un membre, douleurs. f
estéocopes, à caractère névralgique, augmentant 4; inten-
sité pour devenir intolérables, incessantes et correspon- JTE
dant à à la formation du pus sous tension.
A l'examen, on ne constate aucune collection, aucune nu aan de los. Par contre, on peut localiser au niveau de Fos un point douloureux très net et surtout très précis, “très limité, et cette constatation doit conduire à … pratiquer une radiographie qui montre bien l'existence d’une cavité intra-osseuse. Et le plus souvent, seule l’ouverture chirurgicale de cet abcès. mettra fin à ces douleurs intolérables, car ces abcès ne présentent aucune tendance. à la perforation: spontähée! comme nous l'avons vu dans
l'observation IT.
posant dans l” observation précédente, nous avons.
ssisté à une évolution différente d’un abcès intra-osseux.
Le pus a pu perfor er, en effet, sa coque, et: à la période. de douleurs a fait suite une période où les douleurs ont. disparu, tandis qu’une collection superficielle se dévelop-
-Fallure plus ou moins aiguë de /’ évolution et impor- ë tance des désordres anatomiques, set il serait imprudent , | de ne pas pratiquer, quand on le pou une radiographie :
| A cette orne d’ ostéophlegmon, ‘évoluant avec une 70 ke lure plus où moins aiguë, mais toujours rap: idement vers.
LR LS die
pait. Nous produisons les radiographies qui montrent bien et la trépanation spontanét et la cavité intra-osseuse.
Mais, et c’est ce qui caractérise ces formes aiguës, su-
ze baiguës ou chroniques, que nous appelons pyohémiques, quoi qu'elles n’évoluent pas avec l'allure habituelle des -pyohémies, le plus généralement la lésion primitive opérée guérit assez facilement: la suppuration disparaît après un temps plus ou moins long, et ultérieurement, comme on le voit dans une de nos radiographies, da restauration anatomique paraît complète. Mais quelques jours ou quel-
ques mois après cette guérison, une nouvelle localisation
de la pyohémie va se manifester. Ce peut être une collec- tion sous-cutanée ne paraissant pas avoir d’origine osseuse et guérissant le plus souvent assez rapidement. Mais beaucoup plus fréquemment encore, c'est un nouveau foyer osseux qui se développe. Et dans notre observation III, on a vu se succéder dans l’espace de sept années une ostéite iliaque, une ostéite de l’humérus, une ostéite
du fémur, un réveil de l’ostéite de l’humérus, une ostéite
du radius et enfin du sacrum, avec, dans l'intervalle,
deux abcès sous-cutanés.
Cette observation est particulièrement intéressante au
point de vué du caractère d’ostéotropisme que peuvent
présenter certaines variétés de microbes et que nous avons déjà signalées. Dans l'espèce, il s'agissait d’un staphylocoque citrin, retrouvé dans les lésions à plus de deux ans d'intervalle, et cette persistance d’un microbe par ailleurs assez rare est bien pour nous la preuve de la non dispari- - tion de la staphylococcémie. Nous n'avons, en effet, aucun exemple personnel d'hémoculture positive. Mais tous les travaux qui ont porté sur la staphylococcémie ont bien montré que.le staphylocoque ne circulait pas dans le sang d’une façon constante, et entre autres Pélissier, dans sa thèse sur les formes prohémiques de l'adolescent, a mon-
tré qu’on ne peut le rencontrer qu ’au moment des accès
fébriles et encore seulement au début de ces accès, car il a disparu avant que la température ait atteint le degré maximum. Or les formes pyohémiques de l’adulte évo-:
luant le plus souvent sans déterminer d’ accès fébriles, on conçoit la difficulté de saisir le moment où se produit la
décharge microbienne. La seule hémoculture qui ait été pratiquée chez une de nos malades a été négative. Mais la succession de ces foyers purulents et surtout
osseux est bien le témoignage indiscutable dé la persis-
tance de la pyohémie. he
Contrairement à beaucoup de formes pyohémiques dé l'enfant, nous n'avons pas constaté de foyers suppurés. VISCÉTAUX.
L'évolution de c ces formes An de a également ce.
caractère paticulier : c’est que, pendant longtemps, l° état. général est relativement peu touché, et dans l’ intervalle des localisations on a toute raison de croire. à la guérison
définitive. Malheureusement, cette guérison définitive
paraît rare et de nos trois observations, l'observation IL s’est terminée par la mort survenue certainement du fait de l'infection chronique, quoique peut-être favorisée par des métrorragies abondantes. ee
Les malades des observations I ét IV, présentent une lésion en évolution. Seul le malade IT est actuellement en
voie die guérison. Mais cette guérison est toute récente et l’évolution générale des formes pyohémiques, telle que nous avons pu l’observer, doit nous faire redouter qu ia s’agisse simplement d’une ne: intercalaire et que tôt ou tard une nouveau foyer n apparaisse.
Anatomie pathologique
Si, ds leur ul les lésions anatomiques de l’os- SSH ANÈMES de l'adulte rappellent d'assez près celles de l'adolescent, elles ésentent cependant certaines particu larités.
Les os longs des robes sont les: plus fréquemment ‘atteints : fémur, tibia avant tout, puis humérus, radius, cubitus. Plus rarement ce sont les’ os plats : os iliaque, omoplate, ou les os courts : sacrum, calcanéum, in vertébraux. -
. Mais le caractère particulier est que le début de l’infection ne se fait plus au voisinage du cartilage dia-épiphysaire, au niveau du bulbe de l’os qui chez l’adulte n'existe plus. Il se fait en un point quelconque de l'os, le plus souvent en pleine diaphyse; mais il n’est pas rare que ce début soit épyphysaire. L’infection gagne ensuite excen- ; triquement les canaux de Havers de l’os compact et le périoste d’une part, le canal médullaire d'autre part.
Il est exceptionnel que l'infection débute sous le périoste et qu’elle y reste localisée. Pour les classiques, le début se ferait parfois au voisinage des points d’ossification complémentaires, au niveau des apophyses.
La ‘forme observée le plus souvent est l’inflammation
“totale de l'os, l’ostéophlegmon, tel qu’il est présenté ‘dans nos observations I et IT.
Et si, théoriquement, cette inflammation débute par