‹ Ostéites et Ostéomyélites Pyophémiques à Staphylocoques de l'AdulteChapitre 11 sur 14 · LU · texte numérisé non relu

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Li, 7 TETE

une phase de -congestion, dans la pratique, quand on intervient, on se trouve toujours en es LS de SIppuration de tou les éléments osseux. : | Dans nos deux observations, il existait une collection X suppurée superficielle, formant une volumineuse poche. 14 dans un des cas. Le pus était épais, crémeux, jaunâtre, 1 ‘bien lié; au fond de l’abcès, on trouve l’os dénudé et on peut découvrir l'orifice de trépanation spontanée du périoste qui a permis l'issue du pus. Le périoste est décollé et épaissi, et ce déccllement qui se poursuit plus ou moins loin, pourrait, dans certains cas, intéresser toute une diaphyse. Au-dessous du périoste, la coque diaphysaire est nécrosée ct le pus inlfiltre le ou spongieux et le: , canal médullaire. Et, point important, il n'existe aucune limitation dans lle canal médullaire et l'infection peut ainsi gagner de proche en proche. Br Parfois, il existe dans l'os de, vastes cavités pleines de pus et, en effet, ‘dans notre observation If, nous trouvons ! une gosse caverne au dessus.de l’épyphyse. A Le tissu spongieux de l'épyphyse participe souvent à 1 inflammation; ses aréoles sont dilatées, pleines. de pus, crelquefois détruites, mais cependant l'infection tend toujours bien plus à &e pr opagér du côté de la diaphyse, et nous avons vu, en effet, que du côté de l'épyphyse, on tombait rapidement sur du tissu sanglant, alors que vers se la diaphyse J’évidement devait se prolonger haut. Dans l'observation I le condyle externe du fémur pie <cependant être partiellement détruit. ÉRUEEN :

Enfin, la moelle centrale est toujours attéinte. Elle nous à apparu jaunâtre, véritable foyer purulent, et si parfois elle peut n'être que congestionné®e, il n’en reste pas moins vrai que chez l’adulte, elle participe toujours à l’inflammation et done qu'il faut en déduire la trépanation systématique de l’os au cours des interventions.

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De plus, assez fréquemment, puisque nous lavons observé dans les deux observations, l'articulation voisine

est atteinte secondairement, Dans l'observation NH cett: . pyarthrite était consécutive à l'ouverture de la cavité ar!i

culaire par un orifice de trépanation spontanée de la coque condylienne interne au niveau de Ja TAREIQn de

1 Vas synaviale. Dans l'observation I le même mécanispie ne

peut être invoqué et il est probable que l'infection a

\% gagné V articulation par ne ke

4 | À cette forme d'infiltration ue de l’os, d’ostéophlegmon, on peut opposer la forme de nécrose diaphy- |

saire de l'os, telle que rous avons pu RoReerver dans

: notre observation IN.

La suppuration est ici! miminte. L'os est frappé de mort d'emblée : il est blanc, mât. H se produit un séquestre ns plusieurs séquestres qui représentent la presque totalité de la -diaphyse à l'exception des extrémités. Au moment de l'intervention, les séquestres étaient encore in-

- complètement détachés, mais il y avait déjà en certains

endroits une réaction périostique quise traduisait par la formation d'os nouveau, de telle sorte /qu'il a été facile de décoller le périoste avec les couches d'os nouveau, de l'ancienne E dispayee en grande partie nécrosée.

Tout différent est l'abcès intra-o$seux rencontré dans notre observation HT, au miveau du fémur et de |’ humé- ss rus.

Au premier abord, l'os apparaît He il n’est pas déformé : Je périoste a sa coloration habituelle, il n'y à pas de collection sous-périostique. Mais si on trépane l'os — et nous insisterens ici sur l'utilité localisatrice de la radiographie, — on trouve, en plein centre de l'os, une cavité de volume variable, pleine de pus et contenant parfois des séquestres. Le processus d’ostéite raréfiante à

&éi ici plus accusé, Éneusant une véibie caverne, iris

tée par une coque épaisse formée de couches osseuses condensées et éburnées." Cette cavité est souvent indépendante du canal médulllaire, bien limitée. D'autres fois,

au contraire, elle siège en plein canal médullaire, mal limitée en haut et en bas. Ces abcès n'ont, le plus sou-

ji

vent, aucune tendance extensive Vers l'extérieur: als siè- si

gent dans la profondeur de l'os et restent profonds.

Plus rarement cependant, ils. sont plus superficiels, tel

MARNE jar "à Et ‘

caractéristique.

Il ne nous à pas été He d' ab de guérison spontanée, mais après intervention, ainsi que dans l'observa tion IV, après l’ablation de toutes les zones. suspectes et

de plusieurs séquestres, nous avons pl observer la régénération de toute la partie moyenne d’une diaphyse cübi-

tale. Cette réparation se fait par néoproduction osseuse | due à à la prolifération des cellules de la pie médullaire . de.

sous- -périostée. Mes

T'éllés sont les formes anatomiques de l'ostéonyente de l’adulte. Leur évolution ne présente rien de vraiment

l’abcès du tibia de l'observation IL. La radiographie que à nous reproduisons montre bien que de cette cavité centrale, le pus à gagné l'extérieur formant une collection sous-périostique, puis perforant le périoste par un orifice La de trépanation circulaire. FRA :

En dehors de l’ intervention et parfois mnataré oûe. É évo-. .

lution normale se fait vers l’ostéomyélite chronique. es L'ostéite s ‘étend, comme chez notre première malade : je progressivement à toute la diaphyse. Actuellement, les radiographies du fémur de cette malade nous le acte eonsidérablement augmenté de volume et déformé, creu- | sé de cavités. Parfois, le nouvel os peut. apparaître per-

foré de cloaques invaginant des séquestres qui entretien-

nent indéfiniment la suppuration et s’éliminént de temps

PE

— hi — en temps. Cette évolution n’a d’ailleurs rien de particulier, c’est celle de l’ostéomyélite chronique de l'adolescent et nous n'y insisterons pas.

. Maïs nous voulons souligner le fait que les cavités des abcès intra-osseux même opérées, ét surtout quand elies ne peuvent être bien mises à plat, se comblent très lentement. Deux ans après l'intervention, la cavité du fémur de la malade III n'était pas encore complètement comblée.

DE

Le caractère pyohémique. et j peu de tendance à ERA guérison : définitive de l’ ostéomyélite de l’ adulte mous <onduise ent à reviser le pronostic favorable qu'avait pi émet tre Blanchon dans sa thèse. On peut, en effet, admettre avec lui que le pronostic immédiat est moins sombre que :

chez l’adolescent. Les fonmes : suraiguës sont exception- seu

nelles, les complications viscérales plus rares.

Mais, par contre, le pronostic éloigné est très réservé. ve

On conçoit, en effet, que la persistance d’ une septicémie,

pour si atténuée qu'elle soit, n’aille pas sans une grande dimiæution de la résistance de l'organisme, et si nous ‘ n'avons pas observé de complications si propres aux SUpe purations chroniques telle que Ja dégénérescence amy loïdé des reins, nous avons vu, dans le cas le plus ancien, la mort survenir par suite des progrès del infection chez - une malade affaiblie d'autre part par des ne Re

importantes. Le malade IT était arrivé également dans un” état de cachexiè impressionnant et il est certain que seule une intervention radicale, ici l’ amputation de la cuisse; a modifié uns évolution qui s ‘annonçait fatale.

Jl nous paraît denc que la constatation d’une de ces | formes pyohémiques impose un pronostic to oujours grave. La disparition complète dé la staphylococcémie pers

met seule de parler de guérison définitive. Nous avons.

vu -que sa constatalion est presque impossible à réaliser

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