SUPÉRIEURE
Vertèbres au total , 47.
Quoique les vertèbres céphaliques soient bien plus allongées que dans v. céphales Hérissons , ce qui , joint au grand développement des appendices mas- li(*ues’ '* ticateurs, donne à la tête en totalité une longueur singulière, on trouve pourtant dans la forme de leur corps vu en dessous tout à fait la Dans même disposition canaliculée que nous avons signalée chez ces derniers; leur Corps'
(1) C est par erreur que M. G. Cuvier ne donne que quinze vertèbres dorsales au Tenrec : il en a certainement dix-neuf.
G. Insectivores. 6
42 INSECTIVORES ; ERINÀCEUS.
seulement ces os étant plus longs , le canal sous-basilaire est plus étroit. Il Dans leur Arc. en est de même pour les arcs des trois vertèbres crâniennes. Ils sont beaucoup plus élevés , moins renflés sur les côtés. Les crêtes sagittale et occipitale sont beaucoup plus élevées , d’où il résulte une face occipitale tout à fait à pic et même un peu inclinée en arrière , et une forme presque cylindrique de la tête en totalité; d’autant plus que les os du nez sont notablement plus larges que dans les Hérissons.
Les Les appendices céphaliques suivent le mouvement cylindroïde du
Appendices. 1 r L 1
supérieurs, crâne qu’elles prolongent même et augmentent encore.
Apophyse II ne m’a pas été possible d’apercevoir de palatin postérieur ou d’apterygoïde. ptérygoïde interne , même sur une jeune tête où toutes les
sutures étaient conservées.
Lacrymal. Le lacrymal est assez distinct, ovale-allongé, entièrement orbitaire; le trou assez grand , percé à son extrémité antérieure, jugai. Le jugal , que nous avons vu si petit dans le Hérisson , n’existe pas du tout chez le Tenrec.
Ainsi des trois racines de la mâchoire supérieure , cet animal n’en a que deux.
Palatin. ] e palatin , qui la commence en arrière , continue directement la lame ptérygoïdienne sphénoïdale dans sa branche ascendante, et par sa branche horizontale rebordée à l’orifice palatin , s’avance assez loin et en pointe dans le palais, sans partie membraneuse, mais percé d’un trou palatin rond et assez grand.
Maxillaire. Le maxillaire est très-long et très-étroit ; son apophyse zygomatique large, spatulée, recourbée en avant, percée à sa base d’un assez grand rrémaxiiiaire. trou sous-orbitaire, et le prémaxillaire qui le continue est également long et étroit , dépassant notablement l’aplomb des os du nez ; aussi les trous incisifs sont-ils de même longs et étroits, inférieur. L’appendice maxillaire inférieur , pris dans sa totalité , est encore plus près d’égaler la longueur totale de la tête que dans le Hérisson ; le rocher, Rocher. fie même forme et dans la même position , est cependant plus petit , Mastoïdien, différence qui n’est pas aussi marquée pour le mastoïdien ; la caisse est
OS DU SQUELETTE, aussi un peu plus réduite , et son orifice beaucoup plus inférieur ; les osselets de l’ouïe quelle contient sont assez bien comme dans le Hérisson ; l’étrier bien évidé, le corps de l’enclume globuleux, et l’apophyse de Rawdu marteau large presque autant que son manche; enfin lesquammeux a presque la même forme que dans le Hérisson , mais sans indice de l’apophyse zygomatique autre qu’un très-petit tubercule, au côté externe d’une cavité glénoïde large et assez excavée.
La mandibule elle-même est plus longue et plus étroite , moins courbée dans sa branche horizontale , avec une symphyse bien plus longue que dans le Hérisson; mais en outre les trois lobes de sa branche verticale sont assez différents, le condyle étant en tête presque arrondie et assez bas ; le coronoïde large, triangulaire, obtus, vertical, et l’angulaire peu prononcé , obtus avec une carène peu élevée , allant cerner inférieurement l’orifice évasé du canal dentaire interne.
Le grand allongement des vertèbres et des appendices céphaliques du Tenrec, et les particularités signalées ont dû nécessairement avoir un certain effet sur les cavités, loges sensoriales et fosses d’insertion musculaire; mais ce n’est encore qu’une exagération de ce qui a lieu dans le Hérisson. L’iconographie suffira pour s’en faire promptement une idée convenable.
Les vertèbres cervicales du Tenrec sont peut-être un peu moins courtes , moins entassées que celles du Hérisson ; mais du reste elles offrent assez bien les mêmes particularités, seulement l’apophyse épineuse est plus élevée , et les apophyses transverses sont plus longues et plus imbriquées.
Les vertèbres dorsales bien plus nombreuses , comme il a été dit plus haut, sont surtout remarquables par la grande élévation et la grande inclinaison de leur apophyse épineuse , qui en outre est beaucoup plus étroite. Les dernières seules l’ont un peu plus épaisse, plus courte et plus verticale.
Les vertèbres lombaires ressemblent presque tout à fait à celles du Hérisson. Leurs apophyses transverses sont seulement plus prononcées.
Les vertèbres sacrées n’ont pas d’apophyse épineuse ; du reste , elles
Caisse.
Osselets de l’ouïe.
Étrier.
Enclume.
Marteau.
Squammeux.
Mandibule.
La Tête en totalité.