‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 113 sur 130 · V. coccygiennes · texte numérisé non relu

V. coccygiennes

Série

inférieure.

Hyoïde.

Sternébres, 7.

Côtes, 19.

Cornes, 9.

Des Membres,

Antérieurs.

Omoplate.

Clavicule.

Humérus.

U INSECTIVORES; ERINACEUS.

rappellent très-bien , ainsi que les coccygiennes , ce qui existe dans le

Hérisson.

Il n’en est pas de même de la série inférieure ou sternébrale.

L’hyoïde est d’abord beaucoup plus simple; en effet, il n’est presque formé que par un corps transverse un peu arqué , se continuant dans les cornes postérieures, simples et sans cornes antérieures, même rudimentaires.

Le sternum est également différent, d’abord par le nombre des sternèbres qui le constituent, sept au lieu de cinq, mais en outre par leur forme plus allongée, plutôt comprimée que déprimée, le seul xiphoïde étant un peu aplati et terminé en palette.

Les côtes vertébrales et les cornes sternales sont nécessairement plus nombreuses, les premières au nombre de dix-neuf (i), dont dix sont fausses , et les dernières de huit ou neuf ; mais en outre elles sont plus longues, plus grêles, et surtout beaucoup plus obliques, à l’exception de la dernière côte de deux à trois lignes au plus ; de même que le thorax est beaucoup plus allongé que dans le Hérisson , et aussi plus comprimé.

Les membres sont assez bien aussi dans les mêmes proportions que dans ce dernier animal, mais peut-être un peu plus élevés.

Aux antérieurs :

L omoplate est notablement plus large, un peu moins longue même, la fosse antérieure étant plus large que la postérieure par l’arrondissement de son bord céphalique. La crête même a une forme différente , étant abaissée dans son milieu , et son acromion à peine bifurqué , quoique pourvu dun lobe postérieur large et tronqué, dépasse à peine la cavité glénoïde.

La clavicule diffère bien moins que l’omoplate, seulement elle est un peu aplatie et dilatée à son extrémité scapulaire.

L humérus est peut-être un peu plus robuste, mais il reprend le

(1) C est à tort que Meckel ne donne que quinze côtes au Tenrec : il en a certainement dixneuf, en comprenant la dernière rudimentaire.

OS SÉSAMOÏDES.

caractère commun à tous les animaux de cette famille , en ce qu’il est percé au-dessus du condyle interne, ce qui n’a pas lieu chez les Hérissons, chez lesquels il est aussi bien moins saillant.

Les os de l’avant-bras sont encore plus semblables à ceux du Hérisson. Le radius acquiert cependant un peu plus de prépondérance , surtout dans l’articulation carpienne.

La main ne me semble offrir que des différences presque spécielles. Les secondes phalanges sont cependant proportionnellement plus brèves.

Aux membres postérieurs :

Le bassin ne diffère principalement qu’en ce qu’il y a plus de tendance à la symphyse pubienne.

L’humérus a sensiblement la même forme, avec le troisième trochanter moins prononcé.

La jambe s’éloigne tout à fait de celle du Hérisson pour ressembler presque complètement à ce qui existe dans les Tupaias , c’est-à-dire que les deux os , proportionnellement un peu moins longs cependant , sont entièrement séparés dans toute leur longueur.

Le pied est peut-être aussi un peu plus long que dans les Hérissons ; mais certainement bien moins que dans les Tupaias, par plus de brièveté dans la seconde rangée des os tarsiens et surtout des os métatarsiens. Le calcanéum , à son côté externe, présente aussi une sorte d’apophyse bien marquée, et sa tubérosité est carrée en tête de clou à sa terminaison.

DES OS SÉSAMOÏDES.

Parmi les mammifères dont nous avons étudié jusqu’ici les parties solides, c’est peut-être dans cette famille que l’on a remarqué jusqu’ici le plus grand nombre de ces ostéides développés dans différentes parties du système fibreux.

Nous les rangeons toujours d’après leur position au tronc ou aux membres.

Parmi ceux de la première catégorie, il faut compter le prétendu liga-

Osde

l'Avant-bras.

de la Main.

postérieurs.

Bassin.

Fémur.

Os de la Jambe.

Pied.

Calcanéum.

En général.

En particulier au Tronc,

Chez la Taupe.

46 INSECTIVORES; TALPA, SOREX, ERINACEUS.

os ment cervical ossifié de la Taupe ; en effet cet animal n’a pas de ligament cervical proprement dit , mais dans le bord supérieur de la lame fibreuse non élastique qui constitue le raphé de séparation à droite et à gauche des muscles du cou, se trouve un ostéide fusiforme très-allongé et par conséquent fort aigu à chaque extrémité.

inter- D’autres ostéides plus prononcés sont ceux qui, sous forme de petites vertébraux. jent£]jes j’un blanc osseux, occupent chez la Taupe la partie inférieure des fibro-cartilages intervertébraux, à toutes les vertèbres des lombes, et à une , deux ou trois inférieures du dos.

Je n’ai rencontré cet ostéide que dans toutes les espèces du genre Talpa L. , sauf la Chrysochlore , et dans les Desmans ; au delà , c’està-dire dans les Sorex L. et dans les Erinaceus L. , je n’en ai plus trouvé

de traces.

aux Membres Les os sésamoïdes des membres antérieurs de la Taupe consistent dans antérieurs. ^ junaire et tranchant interne du carpe ; dans le sésamoïde assez petit du long adducteur du pouce, et dans celui un peu plus gros du cubital postérieur.

Sous toutes les articulations des phalanges des doigts, mais plus ou moins soudés , et même en dessus à l’articulation des premières phalanges avec les métacarpiens et à celle des secondes phalanges avec les onguéaux se trouvent aussi de très -petits ostéides de forme un peu variable.

chez Chez les Sorex , nous n’avons pu apercevoir d’autres sésamoïdes aux les Sorex. memjjres antérieurs que les deux du carpe, et peut-être à cause de la Les Erinaceus. petitesse, non plus que dans les Erinaceus (i); chez le Tenrec, par exemple, l’interne est assez long pour saillir à la base du pouce. aux Membres Les sésamoïdes des membres postérieurs son t d’abord la rotule.

postérieurs. . . , , ,

Kotuie. Chez les Taupes, elle est étroite, épaisse, en forme de grain de Lie

Chez la Taupe.

un peu irrégulier.

(1) C’est sans doute le sésamoïde interne que Daubenton compte dans la première rangée, et comme un scaphoïde hors de rang.

DENTS

Chez les Musaraignes , elle est plus mince , plus plate et plus large.

Chez les Hérissons, elle redevient fort épaisse, étroite, semi-cylindrique, arrondie aux deux extrémités.

Elle est plus courte, subtriquètre , très-convexe d’un côté, presque plate de l’autre , dans les Tenrecs.

Les sésamoïdes des Gastrocnémiens existent sans doute dans tous les Insectivores; mais je ne les ai remarqués , peut-être à défaut de la préparation, que dans quelques espèces; ils sont surtout bien développés, et pisiformes dans les Macroscélides.

Quant à ceux des pieds, j’en ai observé chez la Taupe, outre celui qui a été décrit avec le reste du squelette au bord interne du tarse, nonseulement aux fléchisseurs, mais aussi aux extenseurs des trois doigts intermédiaires.

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