‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 15 sur 130 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

de la Faculté des sciences, diriger et rédiger le Journal de physique, traduire en français les ouvrages originaux de quelques savants étrangers, coopérer à la rédaction de deux dictionnaires d’histoire naturelle, trouver également le temps de se livrer à des études d’anatomie comparée, de dessiner les organes les moins connus des animaux avec une rare puissance d’expression, de les graver quelquefois au burin, d’étudier chaque jour les mœurs de ceux qui vivaient en assez grand nombre autour de lui, sans négliger cependant entièrement les devoirs que la société impose à chacun de ses membres, voilà cependant la lâche à laquelle M. de Blainville a suffi pendant un laps de temps considérable. Ceci sert à expliquer pourquoi tous les grands travaux qu’il a entrepris n’ont pas été terminés, et nous pouvons dire avec assurance que le désir qui le possédait de les améliorer sans cesse, a privé la science d’un grand nombre de découvertes intéressantes.

Malgré la nouvelle besogne qu’il s’était imposée par amitié pour M. de la Métherie, à partir de l’année 1817, M. de Blainville n’en publia pas moins cette même année plusieurs dissertations d’un grand intérêt et dont nous allons parler aussi succintement que possible. La plus importante de ces dissertations nous paraît être celle qui concerne la structure, la forme, le nombre et la disposition des dents, dans toute la série animale, mais plus spécialement dans les Mammifères, insérée par M. de Blainville dans le tome IX du Nouveau dictionnaire d’histoire naturelle, p. 252.

Le même dictionnaire contient également (t. X, p. 471) deux articles de M. de Blainville sur l’estomac et les intestins des Mammifères, dans lesquels on trouve l’idée alors nouvelle que l’estomac de ces animaux présente toujours des vestiges des deux principales divisions de celui des Ruminants, la panse, le bonnet, le feuillet et la caillette, qui correspondent, les deux premières au grand sac des estomacs simples, le feuillet au corps et la caillette au petit . cul-de-sac ou à la portion py torique.

Le Bulletin de la Société philomatique pour l’année 1817, p. 109, renferme des considérations générales sur le squelette que l’on ne regarde ordinairement que comme la partie passive de l’appareil de la locomotion dans les animaux vertébrés. M. de Blainville le considère comme servant à la fois d’enveloppe au système nerveux central, de protecteur à la partie principale du système nerveux excentrique, et de soutien à la fibre musculaire au milieu de laquelle il est développé.

C’est précisément à la même époque que E. Geoffroy Saint-Hilaire poursuivait avec une grande ardeur la recherche des aualogues dans les pièces nombreuses dont se compose la tète des animaux vertébrés, mine féconde et neuve qu’il avait été l’un

ÉTUDE SUR LA VIE ET LES TRAVAUX

Page 1