‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 30 sur 130 · CIL VU · texte numérisé non relu

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diverses régnent-elles, en ce moment, parmi les zoologistes à ce sujet. Les uns acceptent rigoureusement l’axiome célèbre : Natura non facil sctltum; les autres le rejettent non moins formellement ; quelques-uns voient dans l’ensemble des êtres créés un réseau, une carte de géographie, ceux-ci des embranchements, ceux-là une série double; d’autres enfin, un symbole du monde, un œuf avec ses deux pôles. Il en est même, comme l’observe M. de Blainville dans les termes que voici : « un certain nombre qui, confondant la série animale avec ce qu’on nomme les systèmes naturels, les méthodes zoologiques, vont jusqu’à croire qu’il peut y avoir autant de séries que de systèmes naturels; mais il n’y a réellement qu’une seule série, comme il n’y a qu’une seule loi de la chute des graves, qu’un seul système, qu’une seule conception du monde et des êtres qu’il renferme, qu’une seule intelligence qui l’a conçu et exécuté, comme il n’existe qu’une seule philosophie identique avec la seule véritable religion , celle-ci étant la philosophie à priori, comme révélée de Dieu, tandis que la philosophie est elle-même la religion chrétienne à posteriori, comme déduite de la nature de l’homme et de ses rapports nécessaires avec les créatures et le Créateur. La première ne demandant qu’une foi vive et pratique, facile à toute âme pure, tandis que la seconde exige un travail incessant, et cela dans toutes les branches des connaissances humaines. » Nous avons tenu à citer ici textuellement le passage de M. de Blainville à propos de la série animale, dans le but de montrer qu’il croyait fermement, à la fin do sa vie, à l’alliance intime, à la connexité des sciences philosophiques et théologiques.

En admettant avec lui l’existence de la série animale , on se trouve conduit à reconnaître que la classification des êtres animés doit répondre aux divers degrés de cette série. Or toute méthode naturelle repose sur le principe de la subordination des caractères trop généralement adopté pour avoir besoin d’être expliqué. Un caractère, pour tous les zoologistes, est une note différentielle inscrite sur l’être dont il s’agit de déterminer la position dans une distribution systématique des animaux, et par conséquent, dans tout système véritable du règne animal, cette note indique son degré de rapprochement ou d’éloignement de l’espèce humaine prise pour mesure. Ce caractère peut être négatif ou positif et peut avoir en même temps une valeur extrêmement différente, suivant l’importance de la partie de l’organe qui le fournit, et c’est celte estimation, cette appréciation qui détermine la subordination des caractères. Mais un caractère est subordonné à un autre, c’est-à-dire d’une importance moindre que lui, lorsqu’il est tiré d’organes moins élevés en animalité que celui-ci. Les caractères, dans les animaux, se trouvent conséquemment rangés dans l’ordre suivant et se tirent :

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