XXVI. Tetliydea
XXV11. Spongidea.
Monodelphia.
Aves.
. Reptilia.
. Amphibia.
. Pisces. . .
IGnatodonta.
Dermodenta.
ISquilliacea.
Branchipoda.
Lepadica.
Entomostracea.
Monoculidea.
Lernidea.
(Dioica.
Blsexia.
ünisexia.
IBrachiobranchia.
Lamellibranchia.
Heterobranchia.
Ciliobranchia.
/ Cristatelles.
Cerobranchia. . . j Eschares.
\ Gellaires.
En comparant ce tableau à celui reproduit plus haut à la page xlix, on se rendra facilement compte des changements considérables introduits par M. de Blainville dans les classifications jusqu’ici en usage.
Peu de temps avant sa mort , M. de Blainville avait commencé l’impression du Traité de Malacologie dont l’introduction seule a été publiée, comme nous venons de le voir, en 1847. Dans le petit nombre de feuilles imprimées de ce nouveau
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Species de Malacologie, après avoir rappelé brièvement les principes de classification établis sur la connaissance de l’organisation des fonctions et des actes de ces animaux, il annonçait qu’il se proposait de s’attacher principalement à la disposition et à la distinction matérielle des espèces de Mollusques, ainsi qu’à leur classification rationnelle comme faisant partie de la série animale. Ce Species devait en effet comprendre, non-seulement toutes les espèces vivantes que nous connaissons plus ou moins complètement, mais encore celles qui ont disparu et dont nous ne pouvons avoir une idée que par les traces considérables qu’elles ont laissées dans le sein de la terre.
L’auteur, comme on le voit, avait entrepris cet ouvrage dans le but de répondre à la fois aux besoins de la zoologie et de la géologie. Il insistait surtout sur la distinction des espèces véritables et sur la raison de leur disposition sériale.
Nous croyons donc faire une chose utile à la science en donnant un résumé aussi concis que possible de ces feuilles qui ne verront sans doute jamais le jour; car elles nous font connaître quelques-uns des changements apportés par M. de Blainville au Manuel de Malacologie dont nous avons ailleurs signalé le mérite.
Passant sous silence l’histoire des progrès de la Malacologie qu’il avait traitée in extenso dans ce Manuel, M. de Blainville a cru devoir néanmoins faire observer que dans les ouvrages des zoologistes, ses contemporains, et surtout des malacologistes qui ont observé sur place, et non pas au retour de leurs voyages, le plus ordinairement à Paris, il avait rencontré des observations qui lui avaient servi tantôt à infirmer, tantôt à confirmer sa manière de voir; il avait donc cru de son devoir de citer les noms de ceux auxquels il avait fait quelques emprunts. Mais, a-t-il ajouté, je n’ai pas cru devoir en agir de même à l’égard des auteurs qui ayant essayé, sans principes évidents, rationnels, en un mot scientifiques, la classification de tout ou partie des animaux de ce type, se sont contentés de proposer ou d’établir des rapprochements plus ou moins convenables. Savoir que tel ou tel naturaliste a fait, imité ou blâmé tel ou tel rapprochement, ne signifie absolument rien, scientifiquement parlant, lorsqu’il n’a pas dit les raisons et les principes sur lesquels il s’est appuyé.
La verve railleuse de M. de Blainville s’est amusée aux dépens des auteurs d’indigestes compilations, nécessairement interminables. Ces auteurs en Malacologie, comme dans les autres parties de la série animale, se sont évertués à décrire sous des noms différents les mêmes genres, les mêmes espèces; ils ont hérissé la nomenclature de noms de collecteurs inconnus, souvent assez bizarres, fort peu euphoniques par eux-mêmes, et qui deviennent monstrueux quand ils ont
DE M. DE BLAINVILLE
eu
été latinisés ou même quand on s’est contenté d’y ajouter une terminaison latine. Au-dessous de ces noms si multipliés à dessein évidemment, on lit tantôt nobis, plus souvent mihi, plus volontiers encore les noms propres en toutes lettres, avec les initiales des noms de baptême. Cette habitude, aussi ridicule que blâmable, est devenue la plaie des sciences naturelles de notre époque; c’est tout à la fois un moyen d’augmenter ses propres collections et de donner du prix à celles des autres. M. de Blainville a donc bien fait de s’élever contre celle manie, surtout en Paléontologie, où les espèces et les genres ont été multipliés à l’excès par les géologues, assez généralement peu instruits des principes véritables de la Zoologie.
Avec sa rigueur ordinaire, le même naturaliste définit les Mollusques de la manière suivante : Animaux papars symétriques, non articulés, à peau molle, quoique souvent testifère, c’est-à-dire soutenus par une partie solide ou coquille diversiforme.
On ne saurait assez admirer avec quelle précision et en même temps avec quel enchaînement M. de Blainville traite successivement, quoiqu’en peu de mots, de la peau des Malacozoaires, partout plus ou moins molle, contractile en tous sens, tapissée par une foule de fibres musculaires et qui secrète une mucosité considérable à laquelle, dans certains cas, se trouve mêlée une quantité variable de molécules calcaires dont le dépôt successif et régulier formera plus tard le corps nommé coquille , d’une ou plusieurs pièces, et dans lequel certains Mollusques se retirent pour mettre à l’abri de leurs nombreux ennemis les parties les plus précieuses de leur individu.
Le type des Malacozoaires, que M. de Blainville partage en Céphaliens, Céphalidiens et Acéphalidiens, peut être caractérisé, en outre, par la considération de la forme raccourcie et ovalaire du corps, dont la peau nue ou testifère le dépasse souvent et l’entoure quelquefois en forme de manteau.
Parce que le corps n’est jamais articulé et même à peine séparé en tête et en tronc dans un petit nombre d’espèces élevées ; parce que, s’il y a encore dans quelques espèces des appendices sensoriaux, olfactifs, nommés tentacules oculaires et même auditifs, il n’en existe pas pour la mastication, quoique certaines espèces offrent des dents symétriques, ou même bilatérales à l’orifice buccal; pas d’avantage pour la locomotion, il en reste cependant encore assez souvent pour la respiration sous forme d’arbre ou de lance branchiale, ce qu’il serait plus difficile d’accepter pour l’appareil de la génération.
L’orifice anal du canal intestinal, assez souvent terminé au côté droit, peut également servir à caractériser ces singuliers animaux.
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M. de Blainville n’oublie pas de signaler les méprises de l’auteur, ou plutôt des auteurs du phlébentérisme, qui avaient un instant admis que certains Mollusques n’avaient pas d’anus, et qu’en conséquence l’anus et la bouche se trouvaient ainsi confondus ; il montre également que ces mêmes zoologistes se sont étrangement mépris en établissant sur la singulière disposition du foie plus ou moins subdivisé et de ses canaux hépatiques, dans certaines espèces de Mollusques, la proposition d’un ordre de Malacozoaires gastéropodes auquel ils proposaient de donner le nom de phlébentérés ou d’animaux gastrovasculaires, c'est-à-dire chez lesquels l’estomac ou l’intestin servirait à la fois pour la digestion, la respiration et la circulation. La plume de M. de Blainville rencontre ici le nom du docteur Souleyer, l’un de ses élèves, si malheureusement enlevé aux sciences naturelles dans un âge peu avancé, qui a le premier signalé l’erreur de l’un des auteurs du phlébentérisme, lequel prenait des lobes hépatiques pour des cæcums vasculaires.
Si l’appareil respiratoire des animaux Mollusques n’offre rien de véritablement particulier aux animaux de ce type, cette partie de leur organisation acquiert néanmoins une certaine importance par la position qu’elle occupe et qui est souvent tout extérieure.
L’appareil circulatoire, au contraire, offre quelque chose de plus caractéristique; car il se trouve très-différent du type des animaux vertébrés, surtout des Poissons. M. de Blainville y reconnaît une véritable dégradation qui paraît être proportionnelle à la distinction des trois parties du corps de l’animal : il se trouve ainsi conduit à penser que dans ce type d’animaux le système veineux est véritablement la partie lymphatique de celui des Ostéozoaires plutôt que la partie sanguine.
Nous ne pouvons malheureusement, dans une analyse trop rapide pour être complète, signaler tout ce que les observations de M. de Blainville offrent de nouveauté et d’originalité ; car il eût été trop long de décrire le système vasculaire si bien observé par M. de Blainville dans ces animaux, qui ont certainement des artères et des veines, ce qui contredit formellement l’assertion énoncée d’un observateur moderne à ce sujet. En effet, cet observateur a prétendu, mais certainement à tort, que jamais dans les Mollusques la circulation n’est complète, et est allé mêmejusqu’à dire qu’un certain nombre n’ont qu’un cœur et des artères, et que d’autres n’ont même qu’un cœur; ce qui serait, il faut en convenir, pour le moins assez singulier, observe M. de Blainville.
Si l’appareil de la génération offre moins de particularités caractéristiques de ce type, il n’est cependant pas sans importance pour déterminer la dégradation des
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espèces, et par suite leur classification ; car dans quelques-unes il y a une similitude si complète des deux sexes, qu’on a pu croire que le sens femelle seul existait. Dans quelques autres, au contraire, les organes sexuels mâles et femelles sont distincts; mais tous les individus en sont également pourvus et sont ainsi véritablement hermaphrodites. Enfin, dans un certain nombre d’espèces plus élevées dans la série, on trouve des individus mâles et femelles, et l’organe excitateur offre les formes les plus singulières comme les plus variées.
C’est à cette occasion qne M. de Blainville rend compte des nouvelles recherches faites par lui dans les dernières années de sa vie, soit dans son laboratoire au Muséum d’histoire naturelle, soit sur les bords de la mer, à propos des Mollusques bisexués ou unisexués. Ces observations lui ont permis de relever plusieurs erreurs échappées aux zoologistes qui se sont occupés des mêmes animaux.
Le système nerveux est, comme on devait s’y attendre, bien plus caractéristique du type des Malacozoaires, aussi bien par sa structure microscopique et anatomique que par la place qu’il occupe. Ainsi le cerveau, assez considérable dans les espèces pourvues d’organes des sens un peu développés, les céphalés, par exemple , au point d’être compris dans une sorte de crâne , se trouve réduit à un filet transverse dans celles où il n’existe plus d’organes sensoriaux spéciaux. Les nerfs proprement dits sont toujours proportionnels à la sensibilité et à la contractilité des organes, et le tissu de ces nerfs, comme celui du système cellulaire ou du système musculaire, offre quelque chose de particulier dans les animaux de ce type, dont le sang, loin d’être rouge, se montre généralement très-aqueux.
Les Mollusques, qui ont une finesse de sensibilité générale de contact assez grande, ne présentent pas une sensibilité spéciale comparable dans leurs fonctions, et ces fonctions elles-mêmes sont très-lentes : de là l’engourdissement ou la torpeur d’un assez grand nombre d’entre eux pendant l'hiver, tandis que leur puissance de réintégration est vraiment considérable.
Quant aux rapports de ces animaux avec le monde extérieur, ils sont nécessairement en harmonie avec l’intensité de leurs fonctions animales; leur séjour est presque exclusivement aquatique, à l’exception de quelques espèces qui ne paraissent même pouvoir vivre que dans un air humide.
Leur locomotion est lente, quelques espèces élevées ont seules une locomotion véritableet vivent uniquement dans l’eau, les autres rampent assez lentement, d’autres vivent immobiles, et leur genre de vie dépend nécessairement de leur peu de locomotion. Les rapports des sexes, lorsqu’ils existent sur des individus différents, n’offrent que dans les espèces les plus élevées quelque chose de caractéristique des animaux Bl. Ost, t