‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologie (volume 2)Chapitre 87 sur 130 · V. sacrées · texte numérisé non relu

V. sacrées

Sacrum.

de leur arc, et surtout par le diamètre du canal vertébral en forme de

gueule de four.

L’atlas , la plus large de toutes , n’a pas d’apophyse épineuse supérieure ; mais elle en offre une petite en dessous 3 au milieu de deux tubercules latéraux. Les transverses sont assez larges , obliques et percées d’un seul trou à leur marge supérieure.

L’axis, plus large dans ses lames supérieures, offre une apophyse odontoïde très-marquée, une épineuse peu large, et des transverses longues et très-inclinées en arrière.

Les trois vertèbres cervicales intermédiaires sont subégales et subsimilaires , sans traces d’apophyse épineuse et les transverses assez peu prononcées.

La pénultième , plus petite , n’en diffère que par plus de développement de ses apophyses transverses dilatées.

Enfin la dernière ou proéminente ne mérite guère ce nom; car son arc supérieur , également large et aplati , est sans apophyse épineuse.

Les vertèbres dorsales, au nombre de onze, conservent assez bien le même aplatissement de l’arc supérieur, et l’absence d’apophyse épineuse , si ce n’est pour la première, qui en a une assez prononcée. Leur largeur, quoique augmentée par les apophyses transverses, décroît de la première à la dernière.

Les six vertèbres lombaires sont plus longues, plus étroites, plus épaisses dans leur corps subcaréné ; mais leur canal est notablement rétréci. Elles sont en outre plus hérissées d’apophyses. Les articulaires antéro-verses sont du reste plus saillantes que les épineuses, et même que les transverses, dirigées en avant, et décroissant rapidement de la première à la dernière.

Les vertèbres sacrées , au nombre de trois ou quatre , deviennent rapidement très-étroites, très-serrées , sans apophyses ni trous , si ce n’est la première qui offre encore une apophyse épineuse assez prononcée.

Il en résulte un sacrum très-petit , presque complètement indivis , à

bords à peu près parallèles, et se continuant sans interruption avec le coccyx.

Celui-ci , composé de trois ou quatre vertèbres immobiles , forme une sorte de petite crête ou cloison indivise, saisie à son extrémité entre les deux iskions.

Les côtes, qui s’articulent avec les vertèbres dorsales, et, comme celles-ci, au nombre de onze, dont six sternales et cinq asternales, sont toutes proportionnellement assez fortes, aplaties, c’est-à-dire plus larges qu’épaisses, assez fortement et largement arquées en dehors, sans angle bien marqué.

Los hyoïde qui commence la série des pièces sternales ne m’est pas connu dans l’espèce qui nous sert de type; mais dans le Glossophage et dans les Sténodermes, il commence à ressembler à ce qu’il sera dans le reste de la famille , en ce que son corps est élargi dans son milieu en plaque un peu diversiforme, et que les deux cornes sont fort dissemblables; la postérieure fort courte, et le second article de 1 antérieure bien plus long que le basilaire, et terminé en crosse un peu dilatée.

Le sternum est composé de six sternèbres, dont la première, ou manubrium, en forme de T, est beaucoup plus robuste que les autres, et pourvue en dessous d’une apophyse médiane très-saillante, mais sans prolongement antérieur. Vers le milieu de la branche du T est creusée une sorte de cavité cotyloïde pour l’articulation de la clavicule. Les cinq sternèbres intermédiaires, assez larges, aplaties en dedans, à peine carénées en dehors, décroissent assez rapidement en longueur. Le xiphoïde est assez long , et terminé par un appendice cartilagineux discoïde.

Les cornes sternales, en général assez longues et osseuses, croissent assez rapidement de la première à la dernière beaucoup plus grêle : mais la première, complètement osseuse, est surtout singulière par sa forme presque carrée et sa grande distance de la seconde

Le thorax, résultat des onze vertèbres dorsales et de leurs onze paires

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