‹ Ostéographie, ou, Description iconographique comparée du squelette et du système dentaire des Mammifères récents et fossiles (volume 3)Chapitre 16 sur 36 · CARNASSIERS; G. FEUS, L · texte numérisé non relu

CARNASSIERS; G. FEUS, L

du S. N., le nombre des espèces de Felis était de dix-neuf, c’est-à-dire n était augmenté que de cinq nouvelles, dues principalement aux observateurs du nord de l’Asie et de l’Amérique, avec une seule erreur, consistant en ce que cet utile et laborieux compilateur regardait comme une espèce distincte du véritable Jaguar, le Jaguar noir, qui n’en est certainement qu’une simple variété.

Pendant assez longtemps, les choses en restèrent à peu près au même point; seulement d’Azzara, observateur fort exact, mais qui s’est presque toujours montré comme critique acharné de Buffon , et souvent fort injustement, rectifia tout à fait l’erreur de celui-ci au sujet du Jaguar et de 1 Ocelot, et fit connaître quatre nouvelles espèces, savoir le Jaguarondi, le Negro, l’Erva et le Pajeros.

Avant lui Molina , dans son Histoire naturelle du Chili, en avait signalé deux autres , le Guigna et le Colo-Colo , mais sans les définir d’une manière suffisante.

Sparman, Forster et Vosmaer en firent connaître une espèce nouvelle du Cap de Bonne-Espérance.

Pennant, et surtout Shaw, qui fit paraître en 1790 sa Zoologie générale, ajoutèrent une espèce de l’Inde, qu’ils nommèrent F. bengalensis.

Les voyageurs Pérou et Leschenault rapportèrent cette espèce et quelques autres de l’Inde, et entre autres une Panthère noire que le premier indiqua comme espèce nouvelle sous le nom de F. mêlas , et qui n’est évidemment qu’une variété de la Panthère ordinaire.

En sorte que la ménagerie du Muséum ayant possédé successivement , et souvent même à la fois , plusieurs espèces de Felis , les erreurs légères qui pouvaient être encore restées furent aisément détruites. Ainsi un Jaguar vivant permit à M. E. Geoffroy Saint-Hilaire de confirmer la rectification faite par d’Azzara, et de définir le Jaguar comparativement avec la Panthère.

C’est alors que M. G. Cuvier, développant toute la synonymie des espèces de ce genre donnée par Buffon , Erxlebeu et Ginelin , rassembla

toutes les données acquises dans l’article étendu qu’il consacra aux grandes espèces vivantes de Chats , préliminairement à son chapitre sur les Carnassiers fossiles, publié en 1809 dans les Annales du Muséum, sans apporter réellement rien de nouveau. On peut même dire qu’il ne fut pas heureux dans le peu d’innovations qu’il proposa. E11 effet , il crut devoir considérer l’Once de Buffon comme n étant qu’une espèce nominale ou une simple variété de la Panthère d’Afrique, et cependant elle a été depuis démontrée comme distincte par Pallas et par les zoologistes anglais. Il pensa aussi avoir différencié d’une manière positive et tranchée la Panthère et le Léopard, la première d’Afrique, et le second de l’Inde, ce qui a été combattu par M. Temminck. Au reste, il ne fit connaître d’une manière suffisante aucune espèce nouvelle, en sorte que le sujet, comme monographie , restait encore à traiter.

Quoique la manière de voir de M. Cuvier au sujet de ces deux espèces de grands Chats fut répétée dans la publication de ses mémoires réunis en 1812, sans modifications; quoiqu’elle fût adoptée par les zoologistes qui eurent l’occasion d’écrire depuis sur les Mammifères, Pallas, dès 1811, s. raiias. dans sa Zoogrciphia Rosso-Asiatica , avait déjà confirmé l’existence de l’Once de Buffon ; cependant M. Cuvier ne changea encore rien dans la première édition de son règne animal qui parut en 1817.

Toutefois, dans la seconde édition de ses Recherches sur les osse- g. cuvier, ments fossiles, en 1825, le F. leoparclus est reconnu comme 11e pouvant plus être distingué du F. p ardus , c’est-à-dire le Léopard de la Panthère, à moins que ce ne soit, ajoute «t-il, le grand Chat tacheté en rose des principales îles de la Sonde, opinion qui n’était, au fond, que celle de M. Temminck.

Quant à l’Once , M. Fischer de Waldheim ayant examiné la peau sur laquelle Pallas avait reconnu l’animal de Buffon , M. Cuvier ne crut pas d’abord devoir changer d’avis , et ce ne fut que dans le VT volume du même ouvrage qu’il annonça que cette espèce venait d’être reconnue par M. Hamilton Smith dans une Panthère alors vivante à Londres, et venant, disait-on, de Perse.

Temminck ,

Des

Sous-Genres.

Desmarest.

E. Gray.

G. Cous- En général.

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