‹ Ostéographie, ou, Description iconographique comparée du squelette et du système dentaire des Mammifères récents et fossiles (volume 3)Chapitre 17 sur 36 · CARNASSIERS; G. FEUS, L · texte numérisé non relu

CARNASSIERS; G. FEUS, L

Cette manière de voir ne fut cependant pas admise par M. Temminck dans sa Monographie du genre Felis qui parut en 1826; mais il crut au contraire reconnaître aussi deux espèces de grands Chats à robe tachetée en rose, lune propre aux îles de la Sonde, et l’autre à l’Asie continentale aussi bien qu’à l’Afrique ; mais il renversa les noms , appelant F. leopardus ou Léopard celle-ci, et F. pardus ou Panthère celle-là. Du reste M. Temminck, en reprenant le sujet, aidé qu’il était de la riche collection du Muséum des Pays-Bas, prit chacune des espèces à part, sans s'occuper le moins du monde de leurs rapports naturels , et en les distribuant d’après la patrie , il en porta le nombre à vingtsept dont sept ou huit sont nouvelles suivant lui.

Depuis lors MM. Frédéric Cuvier, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et Gray en ont proposé quelques autres , mais assez peu distinctes à ce qu’il nous semble, quoiqu’elles aient été reprises dans le catalogue synonymique du patient et utile Jean-Baptiste Fischer.

Les espèces du G. Felis offrent d’une manière si rigoureuse les mêmes caractères génériques, aussi bien dans le système dentaire que dans le système digital , qu’il a été assez difficile de trouver à y établir des divisions génériques ou même sub -génériques. Cependant la considération des pinceaux de poils par lesquels les oreilles sont terminées , a conduit M. Desmarest d’abord, et ensuite plusieurs autres inammalogistes , à proposer le genre Lynx , division qui depuis a été mieux appuyée sur l’absence de la première fausse molaire supérieure. M. Gray l’a adoptée. Wagler (i 83 o) en a aussi proposé une autre pour les espèces dont les ongles sont demi-rétractiles , comme le F. jubata , et qui ont en même temps les membres plus élevés. Ce sont les Cynailurus .

Art. 7. — Des Carnassiers du G. Canis, L.

L’histoire de la zoologie de ces espèces de Carnassiers , que de tout temps les naturalistes ont rapprochées sous le nom commun de genus caninum ou de Canis , à cause de leurs rapports évidents avec notre

HISTOIRE ZOOCLASSIQUE. 39

Chien domestique , sera peut-être moins longue que celle des Felis , mais n’est cependant pas moins difficile, parce que plusieurs d’entre elles ayant été modifiées par une longue domesticité, il en est résulté des races assez fixes, assez différentes pour pouvoir être considérées comme de véritables espèces.

Les historiens naturalistes anciens paraissent il avoir remarqué que les quatre espèces de ce genre qui se trouvent communément dans la partie du monde qu’ils connaissaient le mieux , le périple de la Méditerranée, savoir : le Chien, le Loup, le Chacal et le Renard. Il ne peut y avoir de doutes que pour le Chacal ; mais il me semble que, malgré quelques particularités qui ont semblé ne pas convenir à cet animal , dans le Thos d’Aristote, comme d’avoir les jambes basses et le corps allongé du côté delà queue et plus ramassé dans les parties de devant , il est impossible qu’un animal aussi commun que le Chacal , dans tous les pays les plus connus des anciens et même en Grèce , ait pu échapper à leurs observations. Il est même à remarquer qu’Aristote dit qu’on en distinguait deux ou trois espèces , d’après la couleur et la quantité des poils ; et en effet c’est un animal qui offre un assez grand nombre de variétés sous ce rapport.

Il faut aussi faire observer qu’Aristote avait remarqué que le Loup et le Renard d’Égypte étaient plus petits qu’en Europe, ce qui a été confirmé, malgré l’opinion de Buffon qui voulait que le Renard d’Égypte d’Aristote fût le Putois.

Aristote attribuait cette différence de taille à la différence dans la quantité de la nourriture : opinion tout à fait physiologique.

Les naturalistes latins, à en juger du moins d’après Pline, ne connurent ou du moins ne distinguèrent dans ce genre que trois des espèces connues d’Aristote , et cela sous des dénominations , Ccaiis , Lupus et Pulpes, toutes différentes de celles des Grecs, et dont l’étymologie n’est pas évidente.

Quant au Thos d’Aristote, Pline en fait décidément une espèce de Loup; mais ce qu’il en dit est évidemment copié de l’auteur grec, avec

Des Espèces.

Chez

les Anciens.

Aristote.

Pline.

Solin,

Oppien.

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