‹ Ostéographie, ou, Description iconographique comparée du squelette et du système dentaire des Mammifères récents et fossiles (volume 3)Chapitre 3 sur 36 · CARNASSIERS; G. URSUS · texte numérisé non relu

CARNASSIERS; G. URSUS

Pausanias.

Athénée.

Chez

les Modernes.

Albert Je Grand.

G. Agrieola

nobarclas, édile curule, l’an 69 3 de Rome, montra dans le cirque avec autant de chasseurs éthiopiens; aussi en est-il étonné, puisque, ajoute-t-il, il est certain que l’Afrique n’engendre pas d’Ours. ( Lib. 8, cap. 36 .)

Pausanias nous apprend qu’il existait des Ours dans la Thrace.

Athénée (lib. V, p. 201, éd. 1597) assure que Ptolémée Philaclelphe montra un Ours blanc en Égypte, et Aristote lui-même parle aussi d’un Ours blanc, mais comme d’une variété accidentelle et tenant à des causes particulières; d’où l’on peut conclure que ce n’était pas notre Ours toujours blanc, U. maritimus , cette espèce ne dépassant certainement pas l’Islande ou la Norwége, pays avec lesquels les Romains avaient sans doute fort peu de relations ; mais probablement l’Ours de Syrie découvert dans ces derniers temps par M. Ehrenberg (1).

Ainsi les anciens ne connaissaient sans doute qu’une espèce d’Ours , celle qui habite encore les montagnes élevées du périple de la Méditerranée. Mais dès que l’étude des sciences naturelles , comme l’ensemble de la civilisation , se fut portée plus au nord, et que les relations avec les habitants de cette partie du monde devinrent plus fréquentes et même habituelles, la connaissance de ces animaux se rectifia, s’agrandit ainsi que le nombre des espèces.

Albert le Grand, habitant un pays voisin des lieux où les Ours sont communs, fut aussi le premier des naturalistes du moyen âge, avant la renaissance , qui put augmenter le peu que nous avaient laissé les anciens sur ce genre d’animaux; il reconnut en effet qu’il y a en Europe des Ours noirs , des Ours bruns et des Ours blancs ; mais en outre il fut le premier qui distingua le véritable Ours blanc, U. maritimus , des régions arctiques.

G. Agrieola , du même pays qu’ Albert le Grand , portant son attention sur la taille, crut reconnaître deux races dans notre Ours d’Europe,

(I) M. G. Cuvier, dans son Discours préliminaire, p. 45, 1812, devenu le Discours sur les révolutions du globe en 1825, nous paraît donc avoir à tort regardé comme le véritable Ours blanc ( U. maritimus , L. ) , l’animal de cette couleur que Ptolémée Philadelphe montra en Egypte.

HISTOIRE ZOOCLASSIQUE. 1 1

les uns très-petits , qui grimpent plus facilement aux arbres , et les autres atteignant une très-grande taille.

C’est aussi ce que fit Gesner, habitant des Alpes suisses, en désignant L - Ge * nei la petite race par le nom d’Ours des rochers, et la grande par celui d’Ours capital , manière de voir qu’il paraît avoir acceptée des chasseurs ses contemporains , et qui se retrouve aussi dans Pontopidan , ainsi que chez les Allemands et les Russes.

i 615 . Aldrovandi , habitant de Bologne en Italie, ne pouvait guère Aidrovandi

que copier Gesner, ce qu’il a fait, cependant en donnant une meilleure figure de l’espèce d’Europe.

1 655 . Mais il n’en fut pas de même de Worm , qui faisait à Copenhague AVorm »

la collection qu’il a décrite lui-même dans son Muséum. En effet , outre la distinction d’Ours grands et petits, noirs et blancs, terrestres et maritimes admis avant lui , il ajoute que les ISorwégiens en distinguent réellement trois espèces : une plus grande de couleur fauve, plus frugivore que les autres ; une seconde noire , plus petite et plus carnassière ; et une troisième encore plus petite , mais aussi malfaisante , et qu’à cause de son goût pour les fourmis 011 a nommée O. des fourmis; à quoi il ajoute que ces trois espèces produisent ensemble, en donnant lieu à des espèces intermédiaires, ce qui prouve que ce 11e sont que des variétés.

Mais Worm distingue beaucoup mieux une quatrième espèce, l’Ours blanc maritime du Groenland , dont il donne une description courte , mais suffisante , d’après une peau qui lui avait été envoyée des parties les plus septentrionales d’Islande.

Un auteur moins connu que Worm, nommé Gadd, paraît aussi ca<i<i.

avoir distingué trois variétés de notre Ours commun ; l’une , la plus grande, noire et plus rare; un Ours des fourmis brun et le plus petit de tous; et enfin un troisième brunâtre, avec un collier blanc, ce qui l’a fait nommer Ours à collier, variété qui sera signalée plus tard, et qui n’est qu’une variété dage.

1693. Ray , qui fut assez malheureux pour comprendre les Ours avec .1. Ray, les Chats, dans son Gémis felinum, ne vit, du reste, dans toutes ces

Linné,

Klein ,

Rrisson ,

Buffon

et Daubenton ,

Linné ,

T’ennant ,

Erxleben ,

Pallas,

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