V. coccygiennes
Des Côtes vertébrales, 13, dont
9 sternales.
Les sept lombaires subcarénées et assez longues au corps croissent jusqu a la septième, qui égale la quatrième en longueur. Toutes sont pourvues d’une apophyse épineuse, large, distante, assez élevée, dirigée en avant , cette direction diminuant de la première à la dernière presque complètement inter-iliaque, et d’apophyses transverses augmentant assez rapidement de la première fort petite à la septième très-longue et trèslarge , fortement recourbée en sabre en avant , de manière à atteindre presque la précédente. Les apophyses surarticulaires sont aussi fort prononcées et élevées un peu en forme de couteau.
Les trois vertèbres sacrées sont au contraire petites , un peu en coin ; les deux premières seules iliaques avec apophyse épineuse assez saillante , et la troisième, encore plus petite, avec apophyses transverses libres, assez longues et dirigées en arrière.
Des vingt-cinq coccygiennes ( i ), les six premières sont complètes, c’est-àdire avec arc articulé, apophyses trans verses médiocres et os en V prononcé; mais sans apophyse épineuse. Au delà, elles s’allongent graduellement jusqu’à ce quelles décroissent peu à peu et finissent par ne plus offrir que cinq tubercules à la base antérieure, et quatre postérieurs, dont un médio-infère; tubercules qui se prononcent de plus en plus proportionnellement au diamètre de la vertèbre.
Les côtes qui se joignent comme appendices aux vertèbres dorsales, ne sont comme celles-ci qu’au nombre de treize, dont neuf seulement sont sternales; quant à leur forme , elles sont assez bien comme dans les Civettes , larges à leur articulation supérieure , d’autant plus quelles sont plus antérieures, puis fortement comprimées d’arrière en avant, et enfin élargies de nouveau , mais en sens inverse , et en même temps épaissies à leur extrémité sternale. Du reste , elles diminuent assez régulièrement de force de la première à la dernière, les neuf postérieures étant subégales en longueur et arquées presque dans un seul sens.
(1) Le nombre des vertèbres coccygiennes varie un peu chez les auteurs, ainsi Daubenton et G. Cuvier n’en comptent que vingt-trois: mais, dans ce cas, la queue était-elle complète?
La série sternébrale du squelette du Lion ne diffère non plus qu’assez peu de ce quelle est chez les Yiverras , si ce n’est en grandeur.
L’os hyoïde n’est cependant pas formé de ses neuf pièces habituelles, mais seulement de sept par absence de deux aux grandes cornes. On y trouve en effet un corps transverse étroit et peu mince , une paire de cornes antérieures composées des deux articles terminaux ordinaires , fort inégaux , l’un basilaire très-court et conique , l’autre céphalique bien plus long , large et spatulé à sa terminaison cartilagineuse , séparés par une sorte de ligament membraneux, mais sans traces de la pièce intermédiaire. Quant aux cornes postérieures, elles sont, comme de coutume, d’un seul article , considérable et un peu arqué.
Les sternèbres proprement dites , en même nombre aussi que dans les Viverras, sont seulement plus courtes proportionnellement ou plus épaisses, subtétragonales , plus arrondies en dessous qu’en dessus, et assez également élargies à leurs extrémités. Le manubrium est aussi fort court et obtus dans sa partie antérieure , et le xiphoïde , au contraire , assez long dans sa partie osseuse, se dilatant vers sa terminaison pour se joindre à la partie cartilagineuse spatuliforme.
Les cornes ou cartilages des côtes sternales, au nombre de neuf, sont médiocrement longues, assez fortes et, comme à f ordinaire, dilatées en sens opposé à leurs extrémités.
Quant au thorax , qui résulte de la réunion des treize vertèbres dorsales, des huit sternèbres et des treize côtes sternales et asternales, sa forme est plus conique , plus pyramidale que dans les Yiverras , encore un peu comprimée en avant , et ouverte assez largement en arrière vers les hypocondres.
Les membres du Lion sont encore assez bien comme dans la Civette, dans les mêmes rapports entre eux , toutefois évidemment proportionnellement plus élevés, et cela dans toutes leurs parties.
Aux membres antérieurs :
L’omoplate est grande , c’est-à-dire développée dans les deux sens et comme rectangulaire , fort arrondie et étendue dans tout son bord anté- G. Feus. 3